Menu
Vous êtes ici»

Haute-Marne : les pompiers paient toujours les péages

L'annonce avait de quoi ravir, les secours ne paieraient plus les péages autoroutiers. Neuf mois plus tard, toujours rien.
 
Véhicules de pompiers, illustration © Magnum la Radio
Véhicules de pompiers, illustration

Un décret qui se fait désirer. Celui sur la gratuité des péages autoroutiers pour les secours. Pompiers, policiers et gendarmes et médecins du SAMU, qui règlent leur facture aux barrières, comme tout un chacun. Ce ne devrait bientôt plus être le cas, un amendement avait été déposé et voté en ce sens en octobre dernier, lors de l'étude du projet de budget pour 2018. Jusqu'ici, tout va bien.

Jusqu'ici seulement, car neuf mois plus tard, les services de secours ont du mal à garder le sourire. Le gouvernement traîne des pieds à publier le décret d'application. Et forcément, du côté du Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Haute-Marne, on commence à trouver le temps long.

D'autant plus que le département est traversé par plusieurs axes payants, et se retrouve assez éloigné des principaux centres de soins, comme le CHU de Dijon où certaines victimes sont régulièrement conduites. Pour la Haute-Marne, cela représente plusieurs milliers d'euros de facture à régler chaque année.

Lors de certaines interventions, les secours accèdent au réseau autoroutier par des barrières et dans ce cas, ne règlent pas de facture (tant que l'intervention reste dans le département). Mais lorsque justement, l'état de santé d'une victime nécessite un transport sur le CHU dijonnais, puisqu'ils changent de département, là, ils passent à la caisse. Et comme tout le monde, car ils n'ont pas de badge de télépéage. "Nous perdons un temps précieux" lâche André Noirot, le président du SDIS 52.  

André Noirot, président du SDIS de Haute-Marne
Kilian Kueny


Une facturation qui ne s'arrête pas au transport de victimes, puisqu'à l'été, des pompiers haut-marnais, comme d'autres en France, vont aider leurs collègues à lutter contre les feux de forêt qui touchent régulièrement le sud de l'hexagone "dans ce cas là, on paie aussi, alors que nous allons en intervention" soupire le patron des pompiers du département.

L'Etat et les sociétés autoroutières devaient négocier d'éventuelles compensations financières. Le manque à gagner à l'année pour elles, se monterait à 6,5 millions d'euros à l'échelle du pays (un chiffre qui ne concerne que les véhicules de police). Des négociations, peut-être plus compliquées que prévues.

Dernière modification le lundi, 06 août 2018 18:25
Retour en haut

La radio

Info régionale

Sport en région

Jeux

Services en ligne

Standard03 29 08 08 87
SMS72 800