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Endométriose : le CHU de Nancy veut mieux diagnostiquer

Au moins une femme sur dix en souffre, il s’agit de l’endométriose. Le CHU de Nancy lance un parcours de soins pour accélérer la prise en charge.

 
La Maternité Régionale à Nancy, capture d'écran © Google Street View
La Maternité Régionale à Nancy, capture d'écran


De vives douleurs en période de règles qui ne passent pas avec de l'aspirine ou du paracétamol. Parfois localisées sur les ovaires, parfois à l'estomac, parfois ailleurs. L'endométriose toucherait une femme sur dix en France. Cette maladie reste très largement méconnue, tant des femmes que des médecins.

En France, le retard de diagnostic se monterait à cinq années. Cinq années pendant lesquelles, une femme touchée par cette maladie peut ne pas consulter, ou consulter un médecin qui ne pourra pas répondre à sa détresse. 

C'est pour améliorer cette prise en charge des femmes que le CHU de Nancy a lancé un nouveau parcours de soins, fin septembre, même si le diagnostic de cette maladie reste donc compliqué. "Il est compliqué parce que cette maladie n'est pas connue, à la fois par les femmes et pas très bien connue aussi, il faut le dire, par les médecins" explique le docteur Cécile Mézan de Malartic, gynécologue.

De quoi vient cette maladie ? "Il s'agit d'un problème de greffe, d'un tissu qui s'appelle l'endomètre, qui est le tissu qui tapisse normalement l'intérieur de la cavité utérine et qui va se greffer à l'extérieur de l'utérus" poursuit le médecin. "Ce sont des petites greffes qui peuvent se mettre partout au niveau de l'abdomen, y compris à proximité d'organes qui n'ont rien à voir avec l'utérus comme la vessie, le tube digestif, le vagin ou les ovaires" continue-t-elle. 

Ces greffes, elles vont essentiellement se manifester en période de règles. "Elles vont provoquer des douleurs qui seront en rapport avec leur localisation" dit le docteur Mézan de Malartic. Et c'est justement cet éclatement des douleurs, qui complique le diagnostic. "Tout à fait, on peut parfois s'égarer vers d'autres diagnostics qui n'ont pas forcément de rapport avec la gynécologie". 

Retrouvez notre entretien complet avec le docteur Cécile Mézan de Malartic, qui est gynécologue à la Maternité de l'Hôpital de Nancy.

Docteur Cécile Mézan de Malartic, gynécologue à la Maternité de l'Hôpital de Nancy
Kilian Kueny


Une dizaine de femmes sont attendues chaque mois au sujet de l’endométriose grâce à ce nouveau parcours. 

Dernière modification le lundi, 22 octobre 2018 14:10
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