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Vosges : l'Assurance Maladie cible ses priorités

La Caisse Primaire d'Assurance Maladie des Vosges a fixé son cap jusqu'en 2022, pour ce qui est de la prévention.
 
La CPAM des Vosges © Google Street View
La CPAM des Vosges

L’assurance maladie a dressé son plan de bataille pour les 4 années à venir. La Caisse Primaire d'Assurance Maladie des Vosges a défini quatre axes de prévention majeurs d’ici 2022, sur une 50aine d’objectifs au total.

La santé bucco-dentaire des enfants et des jeunes jusqu’à 24 ans, le dépistage du cancer colorectal font partie des axes retenus. Le Dossier Médical Partagé aussi. Il s'agit d'une espèce de "carnet de santé" qui regroupe vos actes de soins à partir de la date d'ouverture, et les soins auxquels vous avez eu recours dans les deux années précédentes. Pour ce qui est encore antérieur, à vous de choisir si vous souhaitez verser les actes à votre DMP, comme des analyses de sang, de biopsies etc.

Un dispositif tout neuf, lancé au début du mois de novembre dernier. L'idée est assez simple, ce dossier est consultable par les médecins que vous allez voir. Pour cela, le praticien doit utiliser sa carte professionnelle ET votre carte vitale. Le médecin ne peut pas se connecter à votre DMP hors de votre présence, donc. 

Pour l'ouvrir, c'est simple, vous pouvez le faire de chez vous, en pharmacie ou chez un médecin. 10 000 dossiers médicaux partagés ont déjà été ouverts dans les Vosges, la CPAM vise la moitié de la population du département couverte d'ici quatre ans. 

Claudine Bernard, présidente du Conseil de la CPAM des Vosges
Kilian Kueny

Le quatrième et dernier axe, et non des moindres. Il s'agit de l'antibio-résistance. Il y a une vingtaine d'années, un grand slogan de prévention avait été mis en place "Les antibiotiques, c'est pas automatique". Si le slogan est resté dans les têtes, dans les faits, la consommation d'antibiotiques ne s'est pas vraiment tassée. Et pourtant, le danger est bien présent, d'avoir une consommation d'antibiotiques élevées. 

"Il faut que tout le monde se rendre compte que, comme on disait dans le temps, les antibiotiques ce n'est vraiment pas automatique. Il faut que chacun prenne en considération cette formule" s'alarme Claudine Bernard, la présidente du Conseil de la CPAM des Vosges. "Si ça continue dans cet état d'esprit là, on va arriver à un certains nombre de morts" poursuit-elle.

En 2018 en France, on estime à 13 000 le nombre de décès causés par des bactéries qui sont devenues résistantes aux antibiotiques. Des bactéries, qui mutent plus vite que la recherche n'avance pour les combattre, "pour l'instant oui" confirme la présidente du Conseil, "c'est une part extrêmement importante de nos chantiers et de nos axes en ce moment".  

Claudine Bernard, présidente du Conseil de la CPAM des Vosges
Kilian Kueny


L'objectif ? Il est d'abaisser de 25% la consommation d'antibiotiques d'ici 2022, un objectif ambitieux, alors que 20 ans après la grande campagne de sensibilisation, si la consommation avait sensiblement baissé au début des années 2000, elle est restée sur un rythme élevé, même si la courbe est en dent de scie. 

Pour lutter, il va falloir dialoguer, selon Claudine Bernard. Avec les médecins d'une part, et surtout avec les patients de l'autre. Car si la consommation est élevée, c'est aussi parce que certains patient réclament des antibiotiques, et mettent donc la pression sur leur médecin traitant.  

Dernière modification le vendredi, 14 décembre 2018 11:43
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