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Lignes ferroviaires fermées : Jean Rottner demande de la patience aux Vosgiens

Le président de la Région Grand Est annonce une ouverture à la concurrence pour retrouver le train sur la ligne Nancy/Merrey actuellement fermée. En attendant, selon lui, il faut continuer à prendre les bus dédiés.
 
Metrolor en gare d'Epinal © Magnum la Radio
Metrolor en gare d'Epinal

Le dossier sera officiellement abordé à la fin du mois en session plénière selon Jean Rottner : "Cet engagement va se formaliser de manière officielle lors de notre prochaine session plénière le 29 mars." Plusieurs délibérations seront présentées, avec des appels d'offres concernant l'exploitation des lignes du réseau dont le périmètre sera dévoilé ce jour là.

Jean Rottner, récemment lors de sa visite dans les Vosges, a tenu à réaffirmer ses priorités : "La question des mobilités est un vrai souci dans certains secteurs de la région. Quand on habite Bruyères aujourd'hui, avec la disparition de la ligne Epinal/Saint-Dié, c'est un vrai enjeu pour les jeunes du lycée, pour les chefs d'entreprise et pour les autres salariés. Nous nous sommes engagés à réhabiliter cette ligne dans une démarche particulière, celle de l'ouverture à la concurrence sur cette ligne avec un prolongement intéressant jusqu'à Strasbourg. Et la réaffirmation du potentiel de la ligne Nancy-Merrey, qui est utile pour l'aménagement du territoire."

S'adapter à un nouveau système de mobilités et la fin du monopole de la SNCF

"Il ne s'agit pas d'une privatisation, mais d'une ouverture à la concurrence. C'est-à-dire que la SNCF ne devient plus le seul opérateur. Cela peut-être Transdev, qui est un opérateur public. Cela peut être d'autres entreprises qui prennent la décision de devenir opérateur ferroviaire. Pourquoi la ligne Nancy/Merrey n'est-elle pas rentable ? Parce qu'elle a été exploitée à la mode SNCF qui utilise une manière de la réhabiliter qui coûte de l'argent. Aujourd'hui, il y a de nouvelles modalités, de nouvelles technologies, de gestion, de fréquentation, du nombre de trains qui circulent... C'est tout un modèle différent qu'il faut imaginer. Elle n'était pas rentable dans le système qui était le sien à l'époque. Compte tenu des enjeux, il y a une prise de conscience d'utiliser les transports en commun différemment, y compris le train."

Le train de demain survit, grâce aux bus d'aujourd'hui

"Il faut que les Vosgiens patientent, cela ne va pas se faire du jour au lendemain, je n'ai jamais dit "demain on aura un nouveau train", non c'est impossible. Sur la portion Epinal/Saint-Dié, la ligne n'a jamais été entretenue, pour que le train circule, il faut déjà faire des travaux, cela mettra du temps. C'est pour cela que c'est important aujourd'hui d'avoir des bus."

"Ce train que l'on projette, il survit grâce à la ligne de bus aujourd'hui. Demain peut-être, quand nous aurons un train plus efficace, nous supprimerons peut-être les bus pour que tout le monde monte dans le train. Nous avions un double système, avec le ramassage scolaire par le bus, et un train souvent vide... A l'époque, ce système ne fonctionnait pas mais c'est tout le système de mobilité qu'il faut repenser et accepter de voir se transformer, où chacun doit faire un effort et patienter."

Concernant la ligne Nancy/Merrey, la Région table sur une réouverture en 2022, après les travaux effectués par l'opérateur choisi, le but étant de réduire la facture estimée par la SNCF.

Dernière modification le dimanche, 24 mars 2019 14:13
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