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Notre-Dame de Paris : à Lunéville, l'incendie fait resurgir le spectre du brasier de 2003

A Lunéville, l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris a fait remonter de vieux souvenir à la surface. Ceux de l'incendie de janvier 2003.
 
Vue du château de Lunéville en 2013 © Magnum la Radio
Vue du château de Lunéville en 2013

C'était il y a seize ans maintenant et pourtant les images ne s'effacent pas de sa mémoire. Devant sa télévision lundi soir, le maire de Lunéville, Jacques Lamblin, n'en revenait pas. Notre Dame de Paris était en feu. "J'ai eu le sentiment de me retrouver seize ans en arrière, toute proportion gardée" explique d'emblée le premier magistrat lunévillois. "Le château de Lunéville n'est pas l'édifice aussi majestueux et important que Notre Dame, mais la violence de l'incendie, les images dantesques qu'on a pu voir, je les ai vécues il y a seize ans et je ne peux pas, je ne l'oublierai jamais" poursuit le premier magistrat de la ville. "J'ai revécu ça, en sachant que Notre-Dame de Paris, c'est aussi le coeur de la France, c'est une parcelle de la France, c'est pour ça que tous les citoyens sont touchés et pour beaucoup, meurtris par cet évènement" dit M. Lamblin. 

Sur le bâtiment lorrain, les dégâts ont été très importants, tant sur le plan matériel que patrimonial. Si les murs ont tenu le coup face au brasier, des milliers de livres précieux sont notamment partis en fumée à l'époque. Mais si les lunévillois ont appris une chose, c'est que le patrimoine, on peut le rebâtir. Pour peu que l'on y consacre beaucoup de temps, et évidemment, de l'argent.

A Paris, le choc a provoqué un déferlement de dons, en faveur de la Fondation du Patrimoine. Un sursaut que le maire de Lunéville juge normal. "Là aussi, je revis ce que j'ai vécu il y a seize ans. Mais je crois que cette réaction, elle est naturelle." dit l'élu. "Il y a une sorte de volonté immédiate, de courage que l'on veut mettre en avant en disant, ne nous laissons pas abattre ! On va reconstruire !" ajoute-t-il. "Ca, c'est naturel et on l'a vécu à Lunéville immédiatement. Il y a d'ailleurs eu beaucoup de dons dans les mois qui ont suivi, beaucoup de donateurs avec des sommes rondelettes. On a récupéré à l'époque plus d'un million d'euros!" se souvient Jacques Lamblin. 

Le maire de Lunéville, d'imaginer la ferveur qui va s'emparer des donateurs afin de rebâtir la cathédrale Notre-Dame, "dans des proportions infiniment supérieures" juge-t-il. Plus de 500 millions d'euros ont été promis dans la journée de mardi. La somme se monte à près d'un milliard d'euros ce mercredi, émanant de citoyens, de riches mécènes, d'entreprises ou même de collectivités locales.

On le disait, ce n'est pas qu'une question d'argent. C'est aussi une question de temps. Un dossier colossal qui attend les bâtisseurs estime l'édile "c'est un monument historique majeur, qu'il faudra reconstituer en respectant scrupuleusement la façon dont il a été construit, en respectant la qualité de ce qui avait été fait, en essayent de reconstituer à l'identique ce qui avait été fait, sans faire un pastiche, mais ça va être un travail absolument colossal" avertit Jacques Lamblin, qui pronostique que le chantier devrait durer de longues années, avant de parvenir à un résultat intégral.

"Je pense que dans quelques années, on pourra à nouveau utiliser Notre Dame de Paris, mais la reconstruction complète, la réhabilitation de tout ce qui a disparu dans les moindres détails, ça va demander beaucoup plus de temps, connaissant les exigences, justifiées d'ailleurs, de l'administration des affaires du patrimoine" estime M. Lamblin. 

Jacques Lamblin, maire de Lunéville
Kilian Kueny

Mardi soir, dans une allocution télévisée, le Président de la République, Emmanuel Macron, a émis le souhait de voir la reconstruction de l'édifice achevée d'ici cinq ans. 

Dernière modification le mercredi, 24 avril 2019 06:06
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