Champigneulles : ils ramassent des crapauds pour ne pas qu'ils se fassent écraser

Ils sont des milliers à se réveiller de la mi-février à la mi-avril. Des actions pour éviter aux amphibiens de se faire écraser sont faites régulièrement.

KK / MLR - Un crapaud trouvé dans l'un des pièges déposés dans le Vallon

15 à 22 000 amphibiens vivent dans le vallon de Bellefontaine, près de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle). Chaque année, à partir de la mi-février, tritons, grenouilles, crapauds et autres salamandres se réveillent tout doucement de leur léthargie hivernale. 

L'objectif pour ces animaux ? Se rendre dans un point d'eau pour s'y accoupler. 

Chaque année, de nombreux amphibiens sont toutefois victimes des voitures, écrasés sur les routes de la région. 

C'est pour cette raison qu'aux bords de plusieurs routes, on peut apercevoir des filets sur les accotements.

Il s'agit en fait de barrières de protection, et régulièrement, des bénévoles passent recueillir les animaux pour leur permettre de traverser des routes en toute sécurité, une action supportée par le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle. 

En Meurthe-et-Moselle, on peut en voir dans le Pays Haut, près de Longwy, mais aussi entre Toul et Liverdun, ainsi qu'à Champigneulles, dans le Vallon de Bellefontaine donc. 

Mais pas encore question de les jeter à l'eau. Si les amphibiens peuvent très bien vivre tant sur terre que dans l'eau, trouver une grenouille ou un crapaud en cette période et la jeter à l'eau, c'est condamner l'animal à la noyade. 

En effet, avec le froid et le manque de soleil, ils n'ont  pas encore pu assez se réchauffer et entamer leur transformation qui va leur permettre de s'acclimater au milieu aquatique.

Au bord de cette route, très étroite, des kilomètres de filets sont posés, un seau étant posé dans des trous à intervalles réguliers, parfois, les routes sont même barrées le soir pour empêcher toute circulation et donc protéger ces petites bêtes.

Des actions de ramassages qui ont aussi des visées éducatives. Ainsi, les animateurs de l'association La Compagnie des Ânes et de la Cité des Paysages ont organisé des ramassages pour le public, venu en famille pour une matinée. 

Il y a également un public scolaire qui se déplace pendant la période, tout au long de la période, par demi-journées, afin d'être sensibilisés à la richesse de ce milieu naturel et mieux comprendre les amphibiens.

 

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