Epinal : annulés l'an dernier, les Défis du Bois 2021 s'achèvent aujourd'hui

Toujours plus difficiles, les défis du bois. Annulés l'an dernier, la compétition, toujours bienveillante, a repris à l'ENSTIB à Epinal.

KK/MLR - Une structure en préparation, illustration

Depuis l'automne dernier, les élèves ingénieurs et architectes planchent sur différents projets.

Cette année ce sont des bivouacs durables à destinations de francas.

Des petites maisonnettes qui doivent permettre de coucher quatre à six personnes et permettant l'accès aux personnes à mobilité réduite.

Des élèves qui sont passés par toutes les émotions ces derniers mois avec la crise sanitaire, le défi avait été annulé l'an dernier à cause du covid. Et jusqu'au bout l'incertitude aura été grande de savoir si les étudiants pourraient aller au bout ou non.

Double défi, en plus de devoir construire durable, la structure doit pouvoir tenir au mois quinze ans, les équipes ont dû partir non pas d'une feuille blanche, mais déjà bien remplie.

En effet, ce suejt, il était déjà tombé l'année dernirèe avant d'être annulé, les élèves ont donc dû cette année réinterpréter les idées de ceux passés avant eux.

"On a pas l'habitude de se réapproprier un projet qui a déjà été fait par d'autres étudiants" explique Jacques, membre de l'une des équipes en compétition.

"Mais là, c'était quand même assez intéressant. Nous on est partis par exemple, la thématique c'était les coulisses de théâtre, la scène. On a pas forcément adhéré au premier projet qui nosu paraissait pas suffisament expressif, du coup on l'a pris on l'a un peu étiré, on l'a courbé, complexifié, ce qui a fait que notre projet de coulisses, il s'exprime vraiment par une courbe très forte, comme un amphithéâtre ou un velum de théâtre" détaille l'étudiant.


Le fait de devoir rééxploiter une idée déjà creusée par d'autres peut certes parfois froisser un peu les égos. "Certains projets ont totalement dévié" nous glisse même Alain, un enseignant à l'ENSTIB, qui ne nous dira finalement jamais quel est son coup de coeur, même si "à titre perso, il y en a un que je n'aurais pas fait".
Des projet qui ne sont plus des oeuvres d'art, d'année en année le niveau monte d'un cran au sein de l'école. Cette fois, les créations vont vivre, être utilisées, au moins quinze ans "Fût un temps on faisait des projets éphémères et là depuis trois ou quatre saisons, ce sont des choses qui doivent durer une quinzaine d'années. Donc la difficulté, c'est l'étanchéité, l'isolation thermique, que les enfants puissent respirer la nuit, et ça c'est pas des contraintes qu'on prenait en compte auparavant".

Si l'enseignant y voit une difficulté, Jacques quant à lui y voit plutôt une suite logique. "C'est pour ça qu'on fait ce métier je crois, pour que les gens utilisent des choses. On est pas dans une logique où l'on veut absolument faire des sculptures, on ne fait pas ça pour que ça reste dans un musée".

Ces maisonnettes seront livrées "prêtes à partir" et à l'emploi.

Le jury délibèrera ce mardi, les résultats sont attendus dans la journée.

À noter que depuis plusieurs mois, un tournage vidéo est également en cours. Une équipe de France Télévisions suit plusieurs jeunes.

Et tout sera diffusé dans une petite série de documentaires dans quelques mois sur France 5.

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