Epinal : la mairie dans l'impossibilité de racheter l'Imagerie

La Ville d'Epinal avait entamé des négociations avec le Groupe Imagerie, le dossier est tombé à l'eau.
Magnum la Radio Imagerie d'Epinal

Merci mais non merci. C'est un peu le message qu'a transmis le Groupe Imagerie d'Epinal au maire spinalien, Patrick Nardin mercredi soir. 

Ce dernier avait, à la fin du mois de juillet 2020, quelques jours après son élection, entamé des négociations ultra confidentielles, en vue de racheter les actifs du Groupe Imagerie. 

Une petite galaxie d'une quinzaine de sociétés différentes, qui remontent toutes vers les principaux gérants, Christine Lorimy et Thierry Petit. 

Le dossier de l'Imagerie d'Epinal s'était d'ailleurs invité lors de la campagne pour les élections municipales, Patrick Nardin souhaitant donc reprendre les actifs du groupe, sachant que déjà, la ville est propriétaire des murs et de certaines machines de production. 

Des négociations délicates, d'autant que les gérants n'étaient pas vendeurs. Ces derniers ont toutefois ouvert la porte à la Ville, et durant plusieurs mois de nombreux documents ont ainsi pu être analysés finement, toujours sous le signe de la confidentialité la plus stricte "afin d'instaurer un climat de confiance" a précisé Patrick Nardin ce jeudi. 

Il fallait déjà démêler les fils. Le Groupe Imagerie est composé d'une quinzaine de petites sociétés, et chacune de ces entreprises possède une partie différente des actifs que souhaitait racheter la ville. 

Après plusieurs mois de travail, une estimation est enfin établie et transmise aux dirigeants, qui n'y répondront jamais, malgré les relances. 

Jamais, ou presque, puisqu'une réponse est arrivée par un simple email dans la soirée de mercredi, plusieurs semaines après l'expiration du délai qui avait été accordé par la Mairie pour la validité de l'offre. 

Et c'est un "non" qui a été adressé à la Ville. Patrick Nardin a dénoncé ce jeudi un mépris pour la municipalité et les habitants, c'est d'ailleurs de refus qui l'a poussé à sortir du bois de la confidentialité. 



"Ils (les dirigeants du Groupe Imagerie ndlr) nous indiquent par ce biais avoir mis je cite, une énergie folle à relancer l'Imagerie" explique le maire d'Epinal. Une phrase qui le fait d'autant plus "tousser" que les dirigeants disent s'interroger sur le projet de développement de l'entreprise que porterait la Ville en cas de rachat. "Ce qui ne manque pas de nous surprendre sachant qu'eux-mêmes n'ont jamais fait part d'une stratégie très lisible et transparente pour le développement de l'Imagerie" répond M. Nardin. 

Toutefois, à la fin du courriel, les dirigeants, s'ils estiment l'offre effectuée par la ville trop peu intéressante, se disent toutefois toujours ouverts à la discussion. La Ville devrait saisir cette main tendue et relancer un nouveau tour de table prochainement. 

Par ailleurs, la mairie menace de dénoncer le bail qui permet à l'Imagerie d'occuper les locaux (propriété de la Ville), car selon Patrick Nardin, la société ne produirait plus d'images, ce qui est une condition d'exécution du bail selon la mairie.

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