Fermeture des écoles, parents et enseignants dubitatifs

Après les annonces d'Emmanuel Macron, les parents d'élèves comme les enseignants se montrent pour le moins circonspects.
Magnum la Radio - Emmanuel Macron lors de l'allocution du 31 mars 2021, capture d'écran
C'est donc acté, les écoles vont fermer. 

Face à la flambée des cas de covid partout en France, face au nombre de classes fermées qui sont en augmentation chaque semaine, Emmanuel Macron a tranché ce mercredi soir. 

La semaine prochaine, tous les cours seront assurés à distance, le retour de l'école à la maison en somme. 

Une situation qui ne durera pas bien longtemps puisque dans la foulée, le 12 avril, tous les écoliers, collégiens et lycéens seront mis en vacances.

Les enseignants vont donc devoir préparer ce mode "distanciel" pour mardi, ce qui fait grincer des dents du côté du SNES-FSU dans les Vosges. "Comme toujours on a pas anticipé" regrette Nicolas Thomas, le secrétaire départemental du syndicat d'enseignants. 

"On sait qu'on a des élèves qui ont parfois des problèmes d'équipement ou de connexion" poursuit M. Thomas. "Si on avait eu le temps de le préparer, on aurait pu équiper ces élèves ! Mais en deux ou trois jours ce ne sera pas possible" regrette-t-il. "Les élèves qui avaient déjà connu des difficultés lors du premier confinement risquent de se retrouver avec les mêmes difficultés aujourd'hui". 

Un point positif trouvé tout de même par le représentant des enseignants, l'harmonisation des dates pour les vacances scolaires, une mesure "qui a du sens" selon lui. "Cela permet malgré tout de perdre un peu moins de temps" même si les conditions de reprise sont encore floues.

"Le président a évoqué par exemple la vaccination pour les enseignants mais on ne sait pas ce qui va arriver par exemple pour les autres personnels de l'éducation nationale, parce que les ATSEM, les AESH, qui sont très proches des élèves ont besoin d'être vacciné" selon Nicolas Thomas.



Les parents d'élèves eux aussi se montrent pour le moins circonspects, car eux aussi sont pris au dépourvu et vont devoir s'apprêter à gérer ces cours à la maison. "C'est très compliqué, parce que les parents, on l'a vu sur la période du premier confinement, on ne voulait pas être des enseignants, c'est un métier et on connaît aussi la difficulté de l'apprentissage et de la continuité pédagogique en distanciel" réagit Mustapha Özcelik, vice-président de la FCPE des Vosges, la principale fédération de parents d'élèves. 

"Il y a aussi une crainte de la part des parents de ne pas pouvoir assumer le travail à la maison" pointe le responsable, qui doute du calendrier annoncé mercredi soir par le président de la république. "On a aucune garantie aujourd'hui qu'à partir du 3 mai, ou du 26 avril, pour le retour du premier degré, qu'il y aura des cours en présentiel garantis pour tout le monde, vue l'ampleur de la pandémie au niveau des écoles". 

Publié:
Mis à jour:
Magnum la radio © 2021, tous droits réservés.
On Air
×
A l'antenne: