Grand Nancy : moins de trams en circulation pendant au moins six mois

Après les ruptures de traverses constatées sur des rames du TVR nancéien, la Métropole prévient que la situation va durer quelques mois.
KK / MLR - Des rames du TVR, illustration

Il y a eu un petit effet, et puis tout est revenu à la normale. Après que des traverses de liaisons ont rompu sur des rames du tramway sur pneus de Nancy il y a quelques jours, plusieurs rames sont indisponibles.

Dans les faits, seules 12 des 25 rames sont en circulation, certaines clouées sur place suite aux casses, d'autres pour d'autres raisons. Sauf que pour assurer un rythme habituel d'une circulation de tramway toutes les cinq minutes, il faut au moins 21 rames en circulation. Avec 12 rames disponibles, seul un délai de 9 minutes peut être garanti en pointe. 

Pour tenter de limiter la gêne, la Métropole du Grand Nancy et le gestionnaire du Réseau Stan, Kéolis, ont donc décidé de procéder à ce qu'ils appellent une "rupture de charge" à hauteur du Vélodrôme à Vandoeuvre-lès-Nancy. En clair, jusqu'à Brabois, cela signifie que les passagers du TVR descendent et poursuivent leur trajet autrement. Comment ? Via des bus articulés de 18 mètres. Cette rupture de charge permet de maintenir ce rythme de 9 minutes dans les circulations, sur les parties les plus fréquentées du réseau.  

La Ligne 1 a "cannibalisé" les autres au fil du temps, pointe Patrick Hatzig, le vice-président à la Métropole, en charge des mobilités, qui assure toutefois que le matériel pourra bien tenir, pour l'essentiel, jusqu'au premier trimestre de l'année 2023, après quoi il sera ensuite retiré du service, avant d'être remplacé par les lignes de trolley-bus à l'horizon 2024. 

En attendant que ces désagréments se règlent petit à petit, Kéolis et la Métropole du Grand Nancy, invitent les usagers à utiliser les autres lignes, voir les autres moyens de transports disponibles. Certes, le TVR est pratique, mais les arrêts sont généralement desservis par d'autres lignes, pointe ici Xavier Lemarié, le directeur de Kéolis pour le Grand Nancy. 



"C'est vrai que quand on a le TVR qui passe devant soi, on le prend. Mais il y a plein d'autres possibilités pour utiliser d'autres lignes de transport. D'ailleurs nous avons mis sur notre site internet, par exemple pour aller à Artem, il y a effectivement la Ligne 1 mais il y a aussi par exemple la 11 et la Tempo 4 en marchant un peu. Quand on est sur une distance assez courte, il y a aussi le vélo en libre service, on a essayé de faire la promotion de tous les autres modes de transports, pour permettre à nos voyageurs d'avoir une possibilité de se déplacer". explique le directeur général de Kéolis pour le Grand Nancy. 

Si à la suite des incidents survenus sur plusieurs rames du tram nancéien, la fréquentation a d'abord chuté, elle est désormais revenue quasiment à la normale, "au même niveau qu'une semaine avant les incidents" affirme de son côté Patrick Hatzig.Et concernant les autres lignes, Kéolis voit qu'une partie des usagers habituels de la ligne Tempo 1 se reportent sur d'autres lignes ou modes de transport, signe que le message commence à passer. Et il va bien falloir s'y résoudre, car le ciel ne devrait pas commencer à s'éclaircir avant six mois. 

En tout cas, le sujet des mobilités n'a pas fini de faire parler de lui à Nancy, d'autant que le nouveau plan des mobilités doit être présenté dans le courant de la semaine prochain, lors d'un conseil métropolitain. 

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