Nancy : manifestation autorisée le 1er mai, mais pas pour le défilé des "Gilets Jaunes"

A Nancy, la Préfecture a validé la tenue de la manifestation intersyndicale du 1er Mai. En revanche, rassemblement interdit pour les "Gilets Jaunes" qui n'ont déposé aucune déclaration.

Google Street View La préfecture à Nancy, capture d'écran

Plusieurs rassemblements sont anticipés ce mercredi 1er mai, par la préfecture de Meurthe-et-Moselle. 
Une manifestation a été déclarée, celle organisée par l'intersyndicale comprenant la CGT, FSU-SOLIDAIRES et l'UNEF. En revanche, un autre appel à rassemblement a été lancé sur les réseaux sociaux, en vue de l'organisation d'un défilé de "Gilets Jaunes" dans le centre-ville nancéien. Ce rassemblement n'ayant pas été déclaré, et compte tenu des incidents survenus lors des dernières manifestations à Nancy, le préfet du département a interdit toute manifestation des "Gilets Jaunes ce mercredi à Nancy, par un arrêté pris ce mardi. 

"➢ Le port, le transport et l’utilisation des artifices de divertissement, des articles pyrotechniques, des armes à feu et des munitions, ainsi que tous objets susceptibles de constituer une arme au sens
de l’article 132-15 du code pénal ou pouvant servir de projectile présentant un danger pour la sécurité des personnes et des biens ;

➢ l’accès des animaux dangereux au sens des articles L 211-11 et suivants du code rural et de la pêche maritime, en particulier les chiens des catégories 1 et 2.
Cette interdiction couvre la Place Carnot ainsi que le périmètre compris entre les rues St-Dizier, d’Amerval, Lafayette, les places St Epvre, Malval, de la Carrière, le boulevard du 26ᵉ régiment d’infanterie et les rue de l’île corse, St Georges et St Jean" écrit le préfet dans un communiqué. 

"Si une manifestation devait se dérouler, ses organisateurs pourraient encourir des peines susceptibles de s’élever à 6 mois d’emprisonnement et 7 500€ d’amende (article 431-9 du Code pénal). Les
participants pourraient, quant à eux, encourir une contravention de quatrième classe de 135€ (article R 644-4 du Code pénal).

Le Préfet rappelle que si manifester est un droit fondamental protégé par la loi, il doit cependant être concilié avec d’autres libertés essentielles comme celle d’aller et venir et le respect de l’ordre public. L’interdiction par arrêté préfectoral concerne uniquement toute manifestation dite « de gilets jaunes » et ne remet pas en cause la tenue et la progression de la manifestation organisée par l’intersyndicale CGT-FSU-SOLIDAIRES-UNEF," ajoute le représentant de l'état.

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