Vosges : au secours les chenilles reviennent ! Et ça va encore piquer.

Elles sont de retour ! Aussi sûrement que le printemps est revenu, les chenilles processionnaires sortent du bois. Mais le pic pourrait avoir été passé dans certains secteurs.
Stoeberhai, CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Common Des chenilles processionnaires du chêne, en Allemagne, illustration
Une journée ensoleillée, légèrement venteuse, il fait bon, et vous partez naïvement vous promener vêtu plus légèrement qu'à la sortie de l'hiver, forcément c'est le printemps. Et c'est un peu plus tard que les ennuis commencent.

Des petits points rouges aparraissent, des démangeaisons parfois violentes qui vous prennent pendant plusieurs jours, voire semaines. 

Elles sont de retour, les chenilles processionnaires du chêne. On entre dans une période où faire sécher son linge à l'extérieur peut vraiment devenir compliqué.

Ces dernières années, notre région a été prise d'assaut par ces petites bêtes, qui jusque-là n'avaient que très peu de prédateurs, nous nous en sommes régulièrement fait l'écho, en vous donnant aussi quelques conseils au passage, pour vos promenades en forêt

Si elles font leur retour, il y a un bon espoir que la situation soit moins critique que l'an dernier selon l'ONF. Car oui, les larves de lépidoptères, qui avaient pris une certaine liberté ont enfin été ratrappées par leurs prédateurs naturels.

Oubliez, les quelques nichoirs à mésanges installés ici ou là, les oiseaux n'en consomment finalement que très peu.

En revanche, remerciez les champignons et bactéries, (qui sont responsable à 90% de la destruction de ces petites bêtes) qui ont suivi les chenilles avec quelques années de retard, mais mieux vaut tard que jamais, non ?  

Une arrivée qui a une conséquence directe, selon Denis Dagneaux, le responsable de l'Office National des Forêts dans les Vosges, le pic de ponte semble, selon les premiers éléments, avoir été franchi l'an dernier sur une bonne moitié nord du département. 

On se souvient que d'importantes parcelles de forêt du côté de Charmes, ou dans le secteur d'Epinal, avaient été totalement défoliées par ces chenilles très voraces. 



"Du côté de Charmes, au nord d'Epinal et en direction de Châtenois, là on était vraiment sur des densités très fortes de chenilles" souligne M. Dagneaux.

"Sur la partie sud, beaucoup plus épargnée on va dire, même si l'on estime qu'il y avait à peu près 30 à 50% des arbres qui étaient atteints, alors qu'à Charmes c'était 100%, on a quand même de bons espoirs, même si il faut rester très prudents encore cette année" ajoute le responsable de l'ONF, car les nids des chenilles (qui contiennent les petits poils microscopiques et très allergisants, portés par le vent et sont responsables des démangeaisons) restent actifs environ deux ans. 

"En revanche, on sent bien que, d'après nos premiers éléments, que les pontes sont pas aussi fertiles que l'année dernière" rassure le forestier, pointant ici le rôle des prédateurs qui ont su ratrapper les larves d'insectes et cause des pertes importantes.

"On voit bien qu'on pense que l'on était sur le summum de l'épidémie dans le nord du département et que ça va baisser, et que sur Darney, on risque d'avoir une année au moins équivalente à celle de l'année dernière, mais pas forcément pire" veut rassurer Denis Dagneaux.

Retrouvez les bons gestes pour vos promenades sur le site internet de l'Agence Régionale de Santé du Grand Est.
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