Vosges : l'abaissement de l'âge pour conduire un autocar, une aubaine pour les entreprises de transport

Le gouvernement a publié un décret qui abaisse l'âge à prtir duquel on peut conduire un autocar. Une mesure réclamée de longue date par le secteur du transport de voyageurs.
Voyages Marcot - Page Facebook Un car FlixBus, assuré par l'entreprise Marcot, illustration

Ils l'attendaient depuis plusieurs années. Les entreprises de transport de voyageurs ont été entendues. 

Le Gouvernement a publié, la semaine dernière, un décret, qui permet d'abaisser, sous certaines conditions, l'âge minimal à partir duquel il est possible de conduire un autocar ou un autobus. 

Une limite fixée normalement à 21 ans, mais qui passe à 20 ans. La limite pourra même baisser à 18 ans, sous strictes conditions "compte tenu de la spécificité du public transporté" explique un communiqué des ministères de l'Intérieur et de celui des Transports. 

Concernant le transport scolaire, un conducteur âgé de 18 ans ne pourra être formé que si ce jeune conducteur bénéficie "de mesures complémentaires d'accompagnement, à la charge de son employeur" précise le document. 

Et justement, la formation est elle aussi au coeur de ce décret puisqu'elle va permettre, au delà d'élargir le vivier de candidats potentiels, de pouvoir organiser une véritable filière de formation. Et dans un secteur qui connaît, comme beaucoup d'autres, d'importantes difficultés à recruter, c'est une opportunité qui était réclamée de longue date. 

"Le soucis que nous avions c'est que, conducteur scolaire, conducteur de tourisme, conducteur de bus urbain, c'est un métier qui n'est pas dans les cursus scolaires et on n'y arrivait que par hasard, par reconversion ou par passion" explique Pascal Marcot, dirigeant de l'entreprise des Voyages Marcot, basée dans les Vosges. "Mais ce n'était pas évident parce que c'était une passion que ne pouvait s'exprimer qu'à partir de 21 ans". 

"Là aujourd'hui, on arrive dans un cursus scolaire, c'est une réussite, un grand pas en avant, pour la profession en tout cas". 

Il y a tout de même une ombre au tableau, et pas des moindres. Les entreprises vont devoir faire preuve de patience, car les effets ne sont attendus qu'à moyen terme. "Les premiers effets ne se verront qu'en 2025, donc nous avons déjà quelques années à passer d'ici là, mais c'est déjà un bon point" pointe le dirigeant vosgien. 

"Le métier de conducteur de car, c'est un métier fabuleux. Ce sont des mécaniques qui ont avancé en technologie, en confort, en sécurité. Et puis c'est un métier qui va toujours exister parce que, c'est du social, c'est écologique, bref énormément de qualités" selon M. Marcot, qui pointe la nécessite de désenclaver les territoires ruraux par les transports.

La formation, selon le décret, durera environ six mois (26 semaines) sous forme de tutorat, qui sera divisé en plusieurs partie mais avec "une montée en autonomie progressive". "Les 4 premières semaines, le tuteur est présent en permanence pendant le temps de conduite du jeune puis, progressivement, le jeune conducteur gagne en autonomie avec une présence du tuteur réduite" toujours selon les ministères de l'Intérieur et des Transports. 

Une convention devra être signée entre l'entreprise et le tuteur, ce dernier, lors de la formation du nouveau confucteur, établira un bilan précis à la fin de chaque période d'accompagnement d'un élève. 



La mesure peut aussi être intéressante pour les salariés qui voudraient devenir tuteurs, qui monteraient ainsi en compétence. Le tuteur, désigné par l’employeur en tenant compte de son expérience, devra être âgé d'au moins 27 ans et être titulaire du Permis D depuis au moins 5 ans.



 

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