Vosges : Sophie la Girafe fête ses 60 ans !

Elle n'est pas grande mais toujours souriante et fait pouic pouic. Sophie la girafe a 60 ans !
Par Alacoolwiki — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=100143073 Caisse de jouets Sophie la girafe - illustration
Il s'agit du jouet d'enfance par excellence. Depuis plusieurs générations, elle a accompagné presque chaque naissance d'un enfant en France. Offerte parfois en plusieurs exemplaires !

Sophie la girafe fête ses 60 ans, et la petite girafe qui couine n'a pas pris une ride. 

Elle s'écoule encore à 700 000 exemplaires chaque année à travers l'hexagone (pour environ 750 000 naissances enregistrées).

Un jouet idéal pour éveiller les sens d'un nourisson, entre la vue, le toucher, l'odorat, l'audition (avec son "pouic pouic" emblématique, donc) et le goût (avec un catouchouc permettant d'apaiser les douleurs dentaires). 

Indémodable depuis des décennies, elle règne sans partage et s'exporte désormais dans plus de 85 pays. "C'est un produit qui est très affectif" nous dit Stéphanie Arnaud, directrice générale adjointe de Vulli, l'entreprise qui, avec une centaine de salariés, fabrique Sophie la girafe.

"Au delà du produit, maintenant, c'est une marque très emblématique. Beaucoup de parents voulaient d'autres produits, c'est pour cela que désormais c'est devenu une marque".

Sophie la girafe, c'est donc désormais une marque à part entière, avec plein de produits dérivés, notamment Fanfan le faon et Al'Thir le dromadaire, ou encore des jouets de bain ou du linge, des hochets ou même de la vaisselle par exemple.

Une histoire vosgienne, en tout cas en partie, depuis le rachat de l'entreprise Vulli par le patron vosgien Alain Thirion, qui a fait sortir de terre il y a quelques années, un site du côté de Saint-Nabord. 

Pour la fabrication, il faut compter pas moins de 14 étapes, dont certaines se font encore à la main, comme la peinture, ce qui rend chaque jouet unique. 

"Il y a quatorze opérations manuelles entre le moment où l'on va couler le caoutchouc naturel dans des moules en plâtre, que l'on a préparé en interne, puis ensuite les démouler, les laisser sécher, puis ensuite les passer au meulage, ensuite mettre le soufflet, ensuite les peindre au pistolet, poser les yeux et puis enfin l'emballage" détaille Stéphanie Arnaud.

Les moules en plâtre en question ne sont pas éternels, ils sont à refaire régulièrement. Avec un moule, on peut couler dix girafes, et le plâtre va absorber petit à petit l'eau contenue du caoutchouc pour qu'il gonfle et épouse bien la forme du moule.  

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