Epinal : inconnu des renseignements, suivi en psychiatrie, ce que l'on sait de la tentative d'intrusion au commissariat

Le procureur de la République d'Epinal a apporté plusieurs précisions, dans l'enquête sur l'attaque au couteau de ce mardi matin.
KK/MLR - Nicolas Heitz, le procureur d'Epinal, archives
Il prend la parole, afin de rectifier certains faits publiés ça et là. Après l'attaque au couteau avortée ce mardi matin au commissariat de police d'Epinal, le procureur de la République Nicolas Heitz a tenu à présenter certains éléments.

"Très peu avant 8H, un homme s'est présenté au commissariat d'Epinal et a sonné à l'interphone" écrit le magistrat dans un communiqué diffusé ce soir. 

"Une fois dans le sas de sécurité, il a indiqué vouloirtémoigner sur des faits de meurtre dont il aurait été témoin à Epinal". 

C'est alors qu'un capitaine de police présent lui a demandé des précisions à travers la vitre. Le policier, voyant une bosse sous la veste de l'homme, lui avait également demandé d'ouvrir le blouson afin de voir ce qu'il cachait en dessous.

C'était un couteau en céramique, d'une lame longue de 20 centimètres, provenant de la cuisine familiale.Un couteau que l'homme âgé de 31 ans a pris à deux mains, avant de l'enfoncer à deux reprises, très violemment, dans son abdomen, selon les éléments de vidéosurveillance, la scène ayant intégralement été filmée. 

"L'homme ne tenait aucun propos à connotation religieuse ou haineuse à l'égard de la police ou de quiconque" assure le procureur, précisant que les policiers ont tout de même mis l'homme en joue avant d'écarter le couteau et de lui porter les premiers secours. Ces derniers ont d'ailleurs reconnu de qui il s'agissait, alors qu'il ne portait sur lui ni téléphone, ni papiers. 

Evacué vers l'hôpital d'Epinal, le pronostic vital de l'homme est engagé.

Un spinalien de 31 ans, vivant avec sa mère dans la Cité des images. Selon le procureur, il a déjà été condamné par la justice, la dernière condamnation remontant à plus de trois ans. 

Des premiers vérifications faites en urgence, il était totalement inconnu des services de renseignement. 

Le trentenaire bénéficiait également d'un suivi psychiatrique et avait déjà été hospitalisé dans ce cadre. Un parcours confirmé par sa mère, chez qui, aucun élément ne pouvant faire penser à une radicalisation n'a été trouvé. 

"À ce stade, cet acte ne présente aucun caractère de nature terroriste" souligne Nicolas Heitz, qui indique que l'enquête va se poursuivre.
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