Lunéville : les policiers échappent à un guet-apens meurtrier

Un jeune homme de 18 ans avait le projet de tuer des policiers.
Unité SGP Police FO - Les armes du suspect
Jeudi dernier matin, un jeune homme vers 8h50 appelait la police pour informer qu’il venait de se faire agresser à proximité du lycée Boutet de Mouvel. Les précisions de cette affaire ont été commentées par le procureur de la République François Pérain :

"La patrouille de police dépêchée sur les lieux repérait un homme sur le trottoir. Derrière lui, un sac qui laissait apparaître le canon d’une arme. L’homme était interpellé, il était également porteur d’une machette et d’un couteau. Un fusil de chasse contenant une cartouche était trouvée dans le sac.

(Les armes en question)


Placé en garde à vue, cet homme a affirmé avoir organiser ce guet-apens pour tenter de voler les armes des policiers mais qu’en voyant les représentants des forces de l’ordre, il avait renoncé à son projet. Il comptait revendre les armes ainsi volées. Or, l’exploitation de son portable faisait ressortir des échanges de SMS faisant état plus ou moins explicitement d’un projet de tuer des policiers.

Les deux destinataires étaient identifiés comme étant deux mineurs âgés de 16 ans. Ils ont été placés en garde à vue. L’un a été relâché. Le second mineur a confirmé qu'il connaissait les intentions de son ami, à savoir tuer des policiers en vue de leur prendre leur arme et de tuer également d'autre personnes."

Dimanche dernier, le jeune de 18 ans et le mineur de 16 ans ont été présentés devant un juge d’instruction.

Le premier a été mis en examen pour les chefs d'infractions à la législation sur les armes, le plaçant sous statut de témoin assisté pour le surplus (tentative assassinat et association de malfaiteur), et le plaçant sous contrôle judiciaire. Le mineur de 16 ans, n'a été mis en examen que pour non dénonciation de crime ou délit et placé sous contrôle judiciaire.

"Nous avons fait appel de la décision du juge d’instruction de refus de mise en examen du chef de tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l'autorité publique. Nous avons également fait appel de l’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire puisque nous sollicitions le placement en détention provisoire."

 

 

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