Pont-à-Mousson : un jeune homme de 19 ans mutilé au cours d'un guet-apens

Le procureur de la république de Nancy a apporté des éléments, après l'agression d'un jeune homme de 19 ans lundi soir.

Magnum la Radio Un véhicule de police, illustration

Il avait trouvé refuge lundi soir dernier, grièvement blessé, dans un restaurant McDonald's de Pont-à-Mousson. 
Un jeune homme de 19 ans est toujours entre la vie et la mort au CHRU de Nancy, annonce ce soir le procureur de la République de Nancy, François Pérain. 

Le parquet a fait un point sur ce dossier, la seule déclaration de la victime quand elle a été transportée à l'hôpital, était que ses blessures, causées par des armes blanches, étaient survenues lors d'une rencontre amoureuse à son domicile.

Deux personnes ont été interpellées dans le cadre de cette enquête par les enquêteurs du SRPJ mercredi. Un jeune homme âgé de 26 ans, et une adolescente âgée de 16 ans, tous deux inconnus de la justice, sur la base de descriptions de témoins pouvant correspondre aux deux suspects.

Au cours des auditions, les deux mis en cause ont reconnu leur participation aux faits, expliquant avoir préparé le scénario pendant plusieurs semaines, indique François Pérain.  

Un projet criminel qui aurait été engagé à la suite d'un viol dont l'adolescente dit avoir été victime, et auquel le jeune homme de 19 ans aurait participé, ce qu'il a nié lors d'une audition au CHRU de Nancy.

Le plan élaboré par le duo consistait donc à contacter la victime, en lui proposant de se rendre à son domicile, en s'assurant qu'elle serait seule chez elle. Tout était prévu par le duo, de l'eau de javel pour faire disparaître les traces de sang et les traces ADN, des sacs contenant des affaires de rechange et les armes qui ont été utilisées.

Tout ce scénario devait se solder par la mort de la victime, après quoi, ils avaient projeté d'incendier l'habitation, toujours selon le procureur, qui explique que des éléments pouvant servir à allumer un incendie ont été retrouvés plus tard dans le sac de l'adolescente. 

Le couple a donc mis son plan à exécution le 21 septembre. L'adolescente s'était rendue chez la victime pendant que son complice restait dissimulé à l'extérieur, dans l'attente de recevoir un signal sur son téléphone le prévenant que la jeune fille avait laissé ouverte la porte de la véranda permettant d'accéder au logement de la victime.

Le jeune homme lui, a expliqué être entré et avoir surpris la victime par derrière et de lui avoir porté plusieurs coups de machette.

La victime a alors réussi à s'enfuir, poursuivie par son agresseur qui a glissé avant de s'arrêter. C'est en voyant les lumières du fast-food encore allumées que le jeune homme y est entré pour se mettre à l'abri. Pendant ce temps, les deux suspects ont ramassé leurs affaires et ont pris la fuite.  

Au cours de la garde à vue, la jeune fille finit par déclarer qu'elle a souhaité se venger de la victime non parce qu'il aurait participé au viol en réunion dont elle aurait été victime mais parce qu'il a donné son numéro de téléphone à d'autres hommes qui l'ont contacté car la victime l'a décrite comme une fille "facile", selon le parquet.

Les deux suspects ont été mis en examen devant un juge d'instruction ce vendredi après-midi pour tentative d'assassinat, leur placement en détention provisoire a été requise. 

Une autre procédure, distincte, a été ouverte, afin de déterminer, si le viol que dit avoir subi la jeune adolescente, qui n'avait pas déposé plainte, est bien réel et afin d'en identifier ses auteurs, selon François Pérain.

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