Jacques Chirac : "un amoureux des Vosges", les réactions en région

Jacques Chirac était venu plusieurs fois dans les Vosges et aussi en Haute-Marne. Jean Hingray, maire de Remiremont, Jackie Pierre sénateur, et le maire de Colombey-les-Deux-Eglises se souviennent.
Jean Hingray, maire de Remiremont, joint quelques minutes après l'annonce du décès de l'ancien Président de la République Jacques Chirac, ce jeudi 26 septembre : "C'est une autre génération, on a eu la chance à Remiremont de le recevoir. C'était un amoureux des Vosges qui a fait de belles choses pour la France. Moi j'adore Jacques Chirac, ça me fait vraiment quelque chose lorsque je vois toutes ces images défiler à la télévision."


"Je ne l'ai vu qu'une fois lorsqu'André Rossinot l'a reçu lors de l'inauguration de la place Stanislas à Nancy."

"Je pense que cela va marquer Christian Poncelet, ils se sont côtoyés pendant de longues années, et apprécié d'après ce que je sais. C'était une chance d'avoir un homme comme Christian Poncelet aux côtés de Jacques Chirac, ce qui a permis de ramener à Remiremont et dans les Vosges, le TGV. Même Bernadette Chirac était venue à l'inauguration." "C'était une autre façon de faire de la politique, maintenant on le voit beaucoup de politiques ont un métier à côté, ce ne sont plus les professionnels de l'époque."

En Lorraine, on retiendra effectivement sa venue pour l'inauguration de la place Stanislas en 2005 à Nancy, et d'autres déplacements dans les Vosges en 1979 avec Christian Poncelet, à de nombreuses reprises à Epinal aux côtés de Philippe Séguin et Christian Poncelet quand il était président du Sénat, à Vittel lors d'un sommet franco-allemand en 2000.

Jackie Pierre, sénateur LR des Vosges réagit également : "Je l'ai côtoyé quand j'étais président de l'association des maires des Vosges, où j'ai été reçu à plusieurs reprises à l'Elysée. J'ai d'excellents souvenirs. Je me rappelle aussi quand j'ai été élu pour la première fois au Sénat, il m'a téléphoné le soir-même, il avait une excellent mémoire, il se souvenait des gens qu'il croisait."
 

Pascal Babouot, maire de Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne) : "Je suis maire depuis 18 ans, j'ai eu l'occasion de le voir plusieurs fois, j'en garde le souvenir de sa dernière intervention le jour de la pose de la première pierre du Mémorial à six mois du terme de son mandat. Il était légèrement diminué mais combatif, d'une grosse prestance."


Daniel Gremillet, sénateur LR des Vosges : "C’est un Homme d’Etat, qui vient de s’éteindre à l’aube de ses 87 ans, il a voué sa vie à la France et à de grandes causes en menant d’innombrables combats.
Visionnaire, il fut le premier à s’engager pour la protection du climat. Résistant, il a su mener le combat contre la fracture sociale en réponse à la mondialisation. Courageux, il a su assumer le passé de la France avec ses ombres et ses lumières. Fidèle, il n’a accepté aucun compromis avec les extrêmes. Libre, il a su résister refusant tout acte belliqueux contre l’Irak. Ouvert, il a su offrir à la France la culture de la diversité.

Jacques Chirac, c’est aussi le Ministre de l’Agriculture, celui qui a construit une proximité inégalable avec l’agriculture et le monde rural. Le Ministre, proche des territoires, arpentant de manière légendaire, les allées du Salon de l’Agriculture, celui que j’ai accompagné lors de sa dernière visite en 2011.

Très à l’écoute à l’égard de tous les français, empreint d’une empathie profonde, ces qualités humaines sont unanimement reconnues en France, en Europe et au niveau international."


David Valence, maire de Saint-Dié-des-Vosges sur twitter : "Jacques Chirac :  nul n'a su mieux que lui parler à la fois à la France des , qu'il connaissait parfaitement,  comme à celle des grandes villes. Souvenir... @Fondation_CdG @quaibranly @LaurentHenart"



François Vannson, président du Conseil Départemental des Vosges : 

« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de Jacques Chirac. Ce fut un grand homme politique, un président apprécié des Français qui avait la volonté de hisser la France au plus haut niveau. C’était un homme d’une grande empathie, d’une grande proximité, un bon vivant, un homme qui aimait profondément son terroir, la richesse de son territoire, la France et les Français. Un homme de convictions qui n’a pas hésité à s’opposer aux Etats-Unis. Ce fut aussi l’un des premiers à alerter sur l’urgence climatique sur la scène internationale lors de son discours à Johannesburg en 2002.

C’était un homme politique très respecté à l’international, les nombreux hommages venus de l’étranger le démontrent.

J’ai eu l’occasion de le rencontrer à de nombreuses reprises au sein de l’Assemblée Nationale ou à l’Elysée. Il attachait beaucoup d’importance à l’humain et faisait preuve d’attention envers ceux qu’il côtoyait. La France perd l’un des personnages emblématiques de son histoire. »


Laurent Hénart, Maire de Nancy :  "J’ai appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Jacques Chirac, dont j’ai eu l’honneur d’être l’un des ministres, en 2004-2005. Je garderai en mémoire la force d’une personnalité chaleureuse, sachant mettre ses concitoyens à l’aise, proche de nous, sincère et attentif à nos besoins, toujours en grande empathie avec les Français.

Jacques Chirac défendait aussi une idée de la France que je partage. Celle d’une nation profondément républicaine, laïque, éprise de justice sociale, heureuse dans l'Europe, ne devant jamais "composer avec le rejet de l'autre", décentralisant ses institutions pour être plus proche des territoires.

Enfin, je me souviendrai d’un homme d’Etat capable de visions d'avenir et de grands choix, clairs et fermes, avec une longueur d’avance sur ses contemporains : le soutien à l'abolition de la peine de mort, le refus de la guerre du Golfe, la défense du multilatéralisme, mais aussi l’éveil de toutes les consciences à la crise écologique, dont il avait parlé à Johannesburg.

Son inauguration de la Place Stanislas à #Nancy demeurera un moment inoubliable pour tous les Nancéiens. "



André Rossinot, président de la Métropole du Grand Nancy : "C’est avec une profonde tristesse que j’apprends la disparition du Président Jacques Chirac. La France et l’Europe perdent l’une de leurs figures les plus emblématiques.
Le monde libre, épris de justice et soucieux de l’environnement, perd l’un de ses meilleurs défenseurs.

Jacques Chirac était un homme d’État qui aimait profondément les gens. Il était un homme de coeur et le chagrin des Françaises et des Français aujourd’hui, l’émotion
de millions de femmes et d’hommes dans le monde est à la hauteur de ce lien fort, sincère qui les unissait à lui, au-delà de tout esprit partisan.

Homme de culture et de courage, il avait un rapport fécond à l’Histoire et au devoir de mémoire. Son Discours majeur et tellement symbolique du Vel d’Hiv en témoigne. Comment ne pas citer aussi son engagement en faveur de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’Unesco, la Journée des Mémoires de la Lutte contre l’esclavage ou « son » si important Musée du Quai Branly.

Personnellement, je suis à la fois extrêmement peiné et ému. Nous avons partagé avec Jacques Chirac tant de moments de complicité faits d’amitié et même d’affection."

Mathieu Klein, président du Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle sur twitter :  "Jacques Chirac m’aura souvent fait descendre dans la rue... puis j’ai voté pour lui en 2002. Je n’oublierai ni son discours puissant sur le Vel’ d’Hiv’, ni son refus salutaire de la guerre en Irak, ni son légendaire « do you want me to go back to my plane ? » à Jérusalem."



Bérangère Abba, députée de la Haute-Marne sur twitter :  "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. » Jacques Chirac au sommet de la Terre, Johannesburg 2002. Pensées, respect et profonde gratitude...??"


Nicolas Lacroix, président du Conseil Départemental de la Haute-Marne : 

"Comment ne pas être triste de voir partir un homme qui aura marqué la politique de la fin du XXe siècle et de l’aube du suivant ? Son incroyable énergie et sa volonté farouche ont façonné l’espace public des 50 dernières années et ont touché tous ceux qui ont croisé son chemin, militant ou opposant. Sa capacité à appréhender le monde avec un temps d’avance a permis à la France de conserver une place parmi les puissants.

Surtout, il avait cette compréhension des Français dans leur intimité et leur vie : sa joie communicative lors de la victoire des Bleus à PARIS en 1998, sa solennité en reconnaissant la responsabilité de la France dans la rafle du Vel D’Hiv ou encore à comprendre l’urgence climatique avec 15 ans d’avance lors du Sommet de la Terre à JOHANNESBOURG, sa fermeté, seul contre tous, face aux États-Unis dans leur guerre contre l’Irak ou encore le rejet de tout compromis avec Jean-Marie LE PEN l’ont inscrit dans le coeur et l’esprit de chacun de nos concitoyens et même du monde.

Il était un Français parmi les Français ; mais peut-être plus encore il incarnait cette idée de la France, celle qui nous fait frissonner quand résonne la Marseillaise ou quand monte le drapeau bleu-blanc-rouge.
Nous redoutions tous cette triste nouvelle : à titre personnel, il aura été à l’origine de mon engagement dans la vie publique. La France est en deuil, et moi, j’éprouve une immense peine."

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