National : un succès pour terminer, Epinal tout de même relégué

Le coup parfait n'est pas passé loin pour le SAS, vainqueur de Lyon-Duchère (2-1). Pau, vainqueur à Concarneau, se sauve et Epinal finit 15e, en position de premier "repêchable". Jamais 2 sans 3 ?
Epinal a dominé Lyon-Duchère vendredi soir (2-1), mais ça n'a pas suffi pour se sauver

Malgré cinq victoires sur les sept derniers matches, Epinal n'a pas réussi à se sauver sur le terrain. Le SAS a quasiment toujours été relégable (30 journées sur 34), mais il ne lui manque au final qu'un point pour finir hors de la zone rouge. La série de 13 matches sans victoire compte, tout comme l'incapacité spinalienne à battre les équipes de la deuxième partie de tableau (une seule victoire).

Vendredi soir à la Colombière, le SAS a rempli sa part du contrat, à savoir gagner contre Lyon-Duchère (2-1, doublé de Sissoko). Si Sedan et le CA Bastia se sont inclinés face à Avranches et sur le terrain de Marseille-Consolat, Pau l'a emporté à Concarneau (0-3). C'est donc le promu palois, tombeur du SAS une semaine plus tôt (1-0), qui obtient le dernier ticket en jeu pour le maintien.

Mais tout n'est pas noir pour Epinal, qui termine à la 15e place (8 victoires, 13 nuls), celle de premier relégué en National 2 (ex-CFA) et donc de premier "repêchable". L'intersaison réservera peut-être une nouvelle fois de bonnes surprises au club spinalien. La DNCG tient entre ses mains le sort du SAS qui pourrait obtenir son salut pour la troisième fois consécutive de cette manière.

Les réactions :

Xavier Collin (coach, SAS) : "On a fait le job lors de ce dernier match. C'est malgré tout en échec, puisque nous sommes relégués. Adviendra ce qui adviendra. Les joueurs n'ont jamais lâché, ce fut un vrai plaisir de travailler avec ce groupe. Ce qu'il a manqué ? Quelques joueurs d'expérience, rompus aux joutes du National, du poids dans le secteur offensif et un peu de concurrence. Il ne faut jamais oublier que l'effectif était bâti pour le CFA. Avec le budget et la masse salariale qu'on avait, c'était difficile de faire mieux".

Aniss El-Hriti (capitaine, SAS) : "On a rempli notre contrat, mais ce n'est pas suffisant. C'est dommage quand on voit ce qu'on est capable de produire contre les équipes de haut de tableau. On n'a pas su gérer certains moments importants de la saison et au final, il y a beaucoup d'amertume, même si qui dit Epinal dit repêchage et on se sauvera peut-être comme ça".

Yves Bailly (président, SAS) : "Ce qui me reste, c'est des regrets et des espoirs. Des regrets car si on n'avait pas connu les incertitudes de l'intersaison, mieux négocié les 8 premiers matches (sans victoire), on n'en serait pas là. On a changé 17 joueurs, 7 ou 8 ont été sollicités cet hiver. Il y a des réflexions. Le parcours du SAS commencera à partir d'un maintien sportif ou d'un repêchage suffisamment tôt. Là on est encore dans l'incertitude. Il faut une colonne vertébrale."


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