UN JOUR UNE CHANSON #676

Publié : 19 janvier 2026 à 12h30 par
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    Fred

    LAURA BRANIGAN - SELF CONTROL

    0:00
    2 min 34 sec

      19 janvier 2026 - 2 min 34 sec

      UN JOUR UNE CHANSON #676

      Été 1984. Deux versions, deux artistes, même chanson. Et les deux se retrouvent simultanément numéro un et numéro deux du même classement. 

      Printemps 1984. L'Italien Raffaele Riefoli, alias Raf, sort son tout premier single "Self Control" co-écrit avec Giancarlo Bigazzi et Steve Piccolo. C'est la déferlante de l'italo-disco qui commence : synthés planants, voix masculine impassible, ce petit "oh" improvisé au demo qui devient un hook irrésistible. Le titre grimpe immédiatement au sommet en Italie. Numéro un pendant sept semaines.

      Mais voilà que quelques semaines plus tard débarque Laura Branigan, l'Américaine qui avait déjà transformé "Gloria" d'Umberto Tozzi en tube mondial deux ans plus tôt. Son producteur lui propose "Self Control" – cette fois-ci déjà écrite en anglais. Laura accepte. La différence : la version de Raf est nerveuse, anxieuse, masculine. Celle de Laura est plus lente, plus sensuelle, presque prédatrice. 

      Le 25 juin 1984, Laura atteint le numéro un en Allemagne. Raf occupe la place numéro deux. En Suisse, phénomène unique : les deux versions s'échangent la première place pendant plusieurs semaines ! Au Canada, aux États-Unis – numéro quatre au Billboard –, en France, c'est Laura qui s'impose. En Italie, c'est Raf évidemment. L'été 1984 devient l'été "Self Control".

      Le clip de William Friedkin – oui, le réalisateur de "L'Exorciste" – fait scandale : masques, danseurs en justaucorps moulants, ambiance érotique. MTV refuse de le diffuser, exige des coupes. La polémique amplifie le succès.

      Tragiquement, après s'être retirée en 1994 pour s'occuper de son mari Larry Kruteck atteint d'un cancer, Laura Branigan décède le 26 août 2004 à 52 ans d'une rupture d'anévrisme dans son sommeil. L'histoire d'une diva partie trop tôt, mais dont le titre reste l'un des hymnes définitifs des eighties.