Airbags Takata « stop drive » : ce que change le nouveau contrôle technique pour les automobilistes et leur assurance
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Depuis 1ᵉʳ janvier, la vérification des airbags Takata classés « stop drive » est devnu un motif de contre-visite au contrôle technique. Une décision annoncée par le ministère des Transports, qui marque un tournant dans la gestion de ce scandale industriel aux conséquences potentiellement mortelles. Désormais, tout véhicule équipé d’un airbag Takata dangereux sera automatiquement recalé lors du contrôle technique et interdit de circuler jusqu’au remplacement de l’équipement défectueux par un atelier agréé.
L’objectif affiché est clair : retirer de la circulation près de 1,3 million de véhicules encore non réparés en France, malgré les campagnes de rappel engagées par les constructeurs depuis plusieurs années. Jusqu’à présent, le contrôle technique se limitait à un rôle d’alerte. Depuis avril 2025, la présence possible d’un airbag Takata défectueux était bien mentionnée sur les rapports, mais elle n’empêchait pas la validation du contrôle. Résultat : de nombreux véhicules potentiellement dangereux continuaient de rouler.
Avec cette nouvelle disposition, le contrôle technique devient un levier coercitif, capable d’imposer une réparation effective, sous peine d’immobilisation du véhicule.
Assurance auto : le contrat reste valable, mais pas sans conséquences
Face aux interrogations des automobilistes, l’assureur Leocare a tenu à rappeler un point essentiel : la présence d’un airbag Takata défectueux ne remet pas automatiquement en cause la validité du contrat d’assurance automobile.
« Les garanties d’assurance restent valables tant que la carte grise du véhicule n’est pas annulée », explique Christophe Dandois, cofondateur de Leocare. En France, l’assurance automobile repose sur un cadre réglementé, avec un socle obligatoire : la responsabilité civile. Cette garantie, indispensable pour circuler, continue de couvrir les dommages causés aux tiers, même si le véhicule fait l’objet d’un rappel ou d’une mesure « stop drive », tant qu’il est autorisé à circuler.
Concrètement, si un automobiliste provoque un accident, les victimes seront indemnisées, sans ambiguïté. « L’assureur est tenu d’indemniser les tiers victimes d’un accident, qu’il soit matériel ou corporel », rappelle Christophe Dandois.
Des garanties complémentaires qui peuvent être réduites
En revanche, la situation est différente pour les dommages subis par le conducteur lui-même. C’est là que le non-respect du contrôle technique peut avoir des conséquences financières importantes.
Si un accident survient et que l’enquête établit un lien entre le sinistre et le dysfonctionnement de l’airbag, l’assureur peut limiter, voire exclure certaines garanties facultatives. Cela concerne notamment les garanties dommages tous accidents ou l’indemnisation corporelle du conducteur.
« L’indemnisation dépendra alors des conditions du contrat, allant de 0 à 100 % », précise Christophe Dandois. Autrement dit, un assuré peut se retrouver partiellement indemnisé, voire pas du tout, pour ses propres préjudices, si le défaut de l’airbag est considéré comme un facteur aggravant.
Le mécanisme est comparable à celui d’un véhicule roulant avec des plaquettes de frein défectueuses. « Si le contrôle technique mentionne une défaillance et que la réparation n’est pas faite, l’assureur peut prendre en compte le non-respect de l’état du véhicule dans le calcul de l’indemnisation », illustre le cofondateur de Leocare.
L’assistance reste en principe applicable
Autre point important : l’assistance automobile prévue dans le contrat reste généralement valable, même en cas de panne ou d’immobilisation liée à un airbag défectueux. Toutefois, là encore, certaines conditions peuvent varier selon les contrats et les compagnies.
Dans certains cas, l’assureur peut également chercher à se retourner contre le constructeur, à condition que celui-ci ait été informé du risque et ait alerté l’assuré. En l’absence de rappel officiel ou de notification claire, la responsabilité du constructeur pourrait cependant être limitée.
Un message clair aux conducteurs concernés
Pour Christophe Dandois, le message adressé aux automobilistes est sans équivoque. « On ne peut plus plaider la surprise. Le sujet Takata est connu depuis plusieurs trimestres et concerne de nombreux constructeurs. Expliquer que l’on n’était pas au courant ne fonctionnera pas face à un assureur. »
Avec l’intégration des airbags Takata dans le contrôle technique, la recommandation est simple : respecter les conclusions du contrôle et procéder aux réparations demandées. Si le coût peut représenter plusieurs centaines d’euros, il reste sans commune mesure avec les conséquences financières possibles en cas d’accident grave.
« Une réparation peut coûter cher, mais derrière, il pourrait y avoir des conséquences de plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’euros si le contrôle technique n’est pas respecté », avertit le cofondateur de Leocare.
Dans de nombreux cas, le remplacement de l’airbag est pris en charge par le constructeur, ce qui réduit l’impact financier pour l’automobiliste. Encore faut-il effectuer les démarches et ne pas repousser l’échéance.
Un tournant dans la sécurité routière
En rendant la contre-visite obligatoire, l’État entend accélérer la mise en conformité du parc automobile et réduire un risque mortel identifié. Pour les conducteurs, cette nouvelle règle marque la fin d’une zone grise : rouler avec un airbag Takata défectueux n’est plus seulement dangereux, c’est désormais juridiquement et financièrement risqué.
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