CARMEL - SALLY
EmissionsUn jour une chanson v2
CARMEL - SALLY
- Dans une France saturée de synthés new wave, une voix soul britannique surgit des radios et tranche comme un rayon de soleil. Personne n'avait demandé Carmel. Tout le monde l'a adoptée. Bienvenue dans le phénomène "Sally".
Manchester, début des années 80. Carmel McCourt, 17 ans, fille d'un père irlandais et d'une mère anglaise, débarque pour étudier la musique. Elle chante dans les chorales d'église depuis l'enfance, mais elle rêve d'autre chose. Elle rencontre Jim Parris, étudiant en psychologie qui joue dans un groupe appelé Bee Vamp. Un soir, Jim l'invite sur scène. Dans le public, son cousin Gerry Darby, batteur, la regarde chanter. Décision instantanée : ils montent un trio jazz-soul baptisé Carmel. Pas "The Carmel", pas "Carmel and the Something". Juste Carmel.
Leur premier album "The Drum Is Everything" en 1984 atteint la 19ème place britannique – exploit remarquable pour du jazz-pop en pleine ère synthétique. Hugh Jones, producteur de Echo & The Bunnymen, les repère. Deux ans plus tard, il produit leur deuxième album "The Falling". Et dedans, il y a "Sally".
Écoutez bien cette voix chaude qui glisse sur un mélange de soul, R&B et cha-cha-cha : c'est doux, sensuel, jazzy. Rien à voir avec Duran Duran ou Depeche Mode. Carmel ne force jamais. Chaque inflexion est maîtrisée, précise. Le synthé et la basse servent la voix, jamais l'inverse. En France, le titre explose : 5ème place du Top 50, plus de 500 000 exemplaires vendus, disque d'or. Treize semaines au classement.
Le succès ouvre des portes inattendues. Johnny Hallyday lui-même invite Carmel pour enregistrer "J'oublierai ton nom", une chanson de Jean-Jacques Goldman et Michael Jones adaptée de sa version anglaise. Le duo atteint la 7ème place. Johnny la reprendra régulièrement en concert avec différentes chanteuses pendant des années. Carmel passe de l'underground jazz de Manchester aux plateaux de la télévision française. Vertige.
Aujourd'hui ? Carmel McCourt, 66 ans, est réapparue en 2012 avec un spectacle centré sur Édith Piaf, puis s'est à nouveau retirée. Le groupe existe toujours sur le papier, mais ne tourne plus. "Sally" reste pourtant, imperturbable, sur toutes les compilations eighties de France. L'histoire d'une voix qui a séduit un pays entier sans jamais forcer le trait.
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