Meurthe-et-Moselle : FDSEA et Jeunes Agriculteurs mettent fin à la « trêve des confiseurs »
La colère du monde agricole ne faiblit pas. Ce lundi 5 janvier au soir, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) de Meurthe-et-Moselle ont mené une action syndicale coordonnée devant plusieurs bâtiments de l’État.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/MLR_Agriculteurs_sous_pr_fecture_de_Toul1767701076351.jpeg)
Une mobilisation nocturne pour alerter l’État
Baptisée « vœux nocturnes au corps préfectoral », cette mobilisation visait à faire remonter un message clair et urgent jusqu’à Matignon.
Pour les agriculteurs du département, la trêve des confiseurs est bel et bien terminée. « Nous ne croyons plus aux ministres Pères Noël », dénoncent les syndicats dans un communiqué, qui estiment que les annonces politiques répétées ne se traduisent jamais en actes concrets.
Une agriculture sans cap ni vision
Depuis plus de deux ans, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs alertent sans relâche sur l’absence de stratégie pour l’agriculture française et européenne. Sur le terrain, les conséquences sont lourdes : revenus en chute libre, exploitations fragilisées et avenir incertain pour de nombreux agriculteurs.
Les syndicats dénoncent une agriculture européenne écrasée par des normes toujours plus contraignantes, tandis que se multiplient les accords de libre-échange et que les budgets agricoles sont amputés. Selon eux, cette combinaison met en péril la compétitivité des exploitations et la capacité de production nationale.
Des promesses françaises restées sans lendemain
En France, selon les syndicats, les annonces gouvernementales n’ont pas répondu aux attentes du monde agricole. Les « grands plans » présentés ces dernières années sont, toujours d’après les syndicats, restés lettres mortes. Décrets attendus mais jamais publiés, projets qui stagnent, mesures annoncées mais non appliquées : la liste des frustrations s’allonge.
Les Jeunes Agriculteurs se disent particulièrement inquiets. Faute de perspectives économiques et de visibilité, l’installation des nouvelles générations devient de plus en plus difficile, mettant en danger le renouvellement des agriculteurs sur l’ensemble du territoire.
« Une absence de vision mortifère »
Pour la FDSEA et les JA, cette situation n’est pas seulement préoccupante, elle est « mortifère ». Elle condamne les exploitations agricoles, fragilise les territoires ruraux et menace directement la souveraineté alimentaire de la France.
Une lettre ouverte adressée aux agriculteurs par le Premier ministre Sébastien Lecornu, publiée la veille de l’action, n’a fait qu’attiser la colère. Les syndicats estiment qu’elle n’apporte aucune réponse concrète aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Un message simple et une échéance immédiate
Face à une colère qualifiée d'« immense », les organisations syndicales affirment que le gouvernement dispose de moins de 24 heures pour changer de cap et passer enfin aux actes. Le message transmis lors de cette mobilisation se veut volontairement simple et percutant :
« Sans revenu, il n'y a pas de production. Sans production, il n'y a pas d'avenir. »
Des rassemblements simultanés dans le département
Les agriculteurs se sont donné rendez-vous à 20 heures devant la sous-préfecture de Briey et la préfecture de Nancy, puis à 21 heures devant les sous-préfectures de Toul et Lunéville. Par cette action nocturne et symbolique, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de Meurthe-et-Moselle espèrent que leurs revendications seront enfin entendues au plus haut niveau de l’État.
Une rencontre entre les syndicats et le Premier ministre prévue ce soir
Ce soir, la FNSEA va rencontrer le Premier ministre. Le syndicat demandera que la France adopte une loi spéciale afin que, d'ici la prochaine élection présidentielle, l'agriculture puissebénéficier d'un certain nombre d'avancées. C'est ce qu'a annoncé Arnaud Rousseau, président du syndicat, ce matin, dans la matinale TF1, Bonjour !.
Et un appel à la mobilisation nationale jeudi
Hier soir, des membres de la FDSEA ont déversé du lisier devant la préfecture de Nancy et plusieurs sous-préfectures pour dénoncer la crise du monde agricole.
De son côté, la Coordination rurale prévoit d’envoyer une quinzaine de tracteurs vers Paris pour la manifestation nationale de ce jeudi 8 janvier, malgré des interdictions préfectorales.
En cause notamment : les accords de libre-échange avec le Mercosur, la PAC et la concurrence jugée déloyale des produits importés. D’autres actions pourraient suivre dans les prochains jours.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/windshield_5366584_19201767902273668.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/image_train_1__1_1767900712378.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/FDSEA_de_l_H_rault____Rassemblement_de_la_FNSEA_et_FDSEA_ce_matin_devant_la_Tour_Eiffel___Paris1767899431000.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/591449804_1262971935873800_8637698112091506404_n1767853240779.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/611166700_1475333257934793_4881711781833369742_n1767852813956.jpg)