Mobilisation en France : l’agriculture en péril

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En début de semaine, des rendez-vous entre la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs et le Premier ministre ont eu lieu à Matignon. Mais des réponses concrètes ont-elles été données aux agriculteurs ? Explications.

Publié : 8 janvier 2026 à 20h06 par
Rassemblement de la FNSEA devant la Tour Eiffel
Rassemblement de la FNSEA devant la Tour Eiffel
Crédit : FNSEA

Plusieurs entretiens ont eu lieu entre la FDSEA - mardi, les Jeunes Agriculteurs (JA) - lundi, et le Premier ministre, Sébastien Lecornu pour échanger sur les sujets du budget de la politique agricole commune (PAC) dans les prochaines années, la dermatose nodulaire contagieuse, le traité du libre-échange du Mercosur, le fond de soutien pour les installations hydrauliques, la hausse du prix des engrais ainsi que la demande de régulation du loup.

Le Premier ministre, avant ces rencontres, a envoyé aux différents syndicats une lettre ouverte. Et les agriculteurs se sont mobilisés une nouvelle fois en nombre ce jeudi partout en France. 

Le président des FDSEA des Vosges, de Meurthe et Moselle ainsi que celui de la Haute Marne ont partagé leur ressenti face à ses crises à la rédaction de Magnum la Radio.  

Entretien croisé

Comment se sont passés les échanges du début de semaine avec Sébastien Lecornu ? Les mesures annoncées vous conviennent-elles ?

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54 :

« Les échanges ont été longs, a priori, puisque le retour qu'on devait avoir mardi soir a été décalé d'une heure. Il semblerait que le Premier ministre se soit engagé à donner une réponse pour la fin de la semaine. On a des annonces depuis deux ans. Aujourd'hui, ce n'est pas qu'on ne fait plus confiance aux annonces, mais on a besoin de passer aux actes. Et, ils ont beaucoup de mal à arriver. »

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« Elles se sont passées. Je pense qu'on n'a pas eu les réponses qu'on souhaitait. On attend un coup d'accélérateur sur les mesures qui ont été promises depuis longtemps : sur la gestion de l’eau, la gestion des crises et les trésoreries. Ensuite, on n'est toujours pas rassuré sur le traité du Mercosur, sachant que c'est, pour le moment, à la Commission européenne de décider. L'État français, même s’il ne veut pas que ça aille plus loin dans le projet, nous avons encore des doutes. »

Philippe Clément, président de la FDSEA 88 :

« La discussion a eu lieu mardi soir, avec la FNSEA. Les Jeunes Agriculteurs y étaient la veille. On est sur un entretien comme on l'a eu déjà il y a deux ans avec Gabriel Attal. Maintenant les intentions, on en a eu énormément, il nous faut des actes. Il faut que ces actions soient visibles par chaque agriculteur de la région. On parle de simplification, on nous dit on va avoir un retour au bon sens mais il n’y a rien qui est mis en œuvre. »

Pour résumer, les exploitants ont des réponses mais aucun acte concret sur le terrain. Ils en attendent pourtant depuis plusieurs années. À l’heure actuelle, leur colère ne faiblit pas.

Réaction de Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52
Réaction de Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52
Crédit : Des propos recueillis par Ambre Voilqué

Le budget de la politique agricole commune (PAC) pourrait être prochainement baissé. Que demandez-vous à l’Etat ? 

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54 :

« C’est une mauvaise nouvelle pour nous, parce qu’en Meurthe-et-Moselle, notre activité agricole dépend grandement de la PAC. On est un territoire moins productif : c'est ce qu'on appelle la polyculture élevage, qui est un système très dépendant des aides. Notre système économique est construit comme dépendant des aides. Donc, quand vous avez des grandes variations de budget qui sont annoncées, et bien, ça impacte directement notre revenu. »

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« On a de grosses inquiétudes pour le budget prochain. La somme actuelle, on a mis des années à la négocier. Pour la prochaine mouture de la PAC, on nous annonce des coupes drastiques dans le budget, de 20 ou 30 %, ce qui aura une répercussion sur nos exploitations, ce qui implique une baisse de salaire. N’oublions pas que la PAC a été faite pour pouvoir s'aligner sur le marché mondial. En ce moment, il n'est pas bon du tout. On a de grosses inquiétudes. Toutes les agricultures modernes dans le monde entier qui exportent, ils ont des systèmes de compensation et d'aide, et nous on est en train de se tirer une balle dans le pied avec ce projet de loi de la PAC qui va nous descendre drastiquement nos moyens. » 
 

Philippe Clément, président de la FDSEA 88 :

« La PAC est un sujet européen. C'est la seule politique qui soit commune en Europe et la base même de la construction européenne. Le premier objectif est de pouvoir maintenir des agriculteurs sur le territoire et d'assurer la sécurité alimentaire de tous les concitoyens européens. Cela ne peut se faire qu'à une condition : en ayant des frontières qui soient un peu plus protectrices, mais surtout en encourageant notre production. Or, on est en train de faire tout l'inverse. On est en train de casser la production sur le territoire européen et on importe des denrées qui viennent de l'autre bout du monde. Pour l'instant, les premières propositions de la Commission européenne, c'est moins 28% du budget de la politique agricole commune en 2028 par rapport à celui de 2023. Vous rajoutez l'inflation, on est à moins 40%. Ce qui amène à dire qu'en Europe, on ne met plus de budget sur l'agriculture. Et dans le même temps, ce qu'il faut savoir dans ce contexte géopolitique très instable, c'est que l'alimentation va devenir une arme. D'ailleurs, les Chinois l'ont bien compris, ils augmentent leur budget à l'agriculture de 40%, les Etats-Unis de 86%, quand nous, l'Europe dit qu'on va nous mettre une baisse de moins 28%. C'est irresponsable, c'est extrêmement dangereux, et si on veut demain quand même garder des paysans sur nos territoires, qui fassent le boulot, qui nous nourrissent et qui entretiennent nos territoires, ne les lâchons pas au milieu du gué, parce qu'on va se retrouver dans des grosses difficultés. » 

La PAC est une aide essentielle dans la région car beaucoup d’exploitations sont en polycultures (éleveur et céréalier). Le budget annoncé pour les prochaines années serait réduit de 28% ce qui engendrerait d’énormes problèmes économiques.

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54, réagit
Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54, réagit
Crédit : Des propos recueillis par Zoé Thomas

La dermatose nodulaire contagieuses a été abordée dans la lettre ouverte du Premier ministre. Qu’en pensez- vous ?

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54 :

« Aujourd’hui, la dermatose nodulaire contagieuse n'est pas présente sur notre territoire, et on ne souhaite pas la voir arriver. Actuellement, il y a l'abattage des animaux. Et une fois que la zone est touchée, on ne peut plus commercer en dehors de la zone, ce qui  engendre un effondrement du marché quand la maladie arrive sur un territoire. C’est ça qui nous inquiète. »

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« Quand la dermatose arrive, elle a des conséquences assez terribles. En Savoie notamment, ils ont mis du temps à mettre en place le protocole, et au bout de quelques jours, c'était des dizaines de vaches qui étaient atteintes très fortement de l’infections. Pour l'instant, le protocole est la seule manière d'éradiquer la maladie et jusqu’ici ça fonctionne, puisque toutes les zones touchées la DNC a été quasiment éradiquée. Cependant, il y a des grosses inquiétudes sur les marchés, car dans les départements où les animaux sont vaccinés, on ferme les frontières commerciales. Il y a des moyens financiers importants à mettre en œuvre, qu'il n’y a pas actuellement, pour contrer la DNC et indemniser les éleveurs touchés. »

Aujourd’hui la dermatose nodulaire contagieuses n’est pas encore arrivée dans la région Grand Est. Cette maladie affecte les bovins, mais également les agriculteurs et le commerce. Un protocole est mis en place dans les zones touchées pour essayer d’enrayer la prolifération de l’infection.

 

Réaction de Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54
Réaction de Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54
Crédit : Des propos recueillis par Zoé Thomas

Le traité de libre-échange du Mercosur pourrait être signé le 12 janvier prochain. Qu'est-ce que cette signature engendrerait pour l'agriculture ?

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54 :

« On s'attend à des mauvaises nouvelles en fin de semaine. C'est très mauvais pour nous. Le vrai changement au niveau européen qu'on va vivre, c'est que la parole de la France sur les questions agricoles ne va pas être entendue. Ça va être la première fois au niveau européen qu'une position française ne va pas être une rassemblée de majorité. Il y a déjà des produits en provenance d'Amérique du Sud qui arrivent en France, mais ils sont taxés. Si le Mercosur est adopté, ils pourront arriver sans taxe. Il va y avoir un appel d'air, et donc plus de produits qui vont arriver. »

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« On ne peut pas contrôler toutes les importations, c'est impossible. Il faut savoir aussi qu'on importe déjà du Mercosur. La différence avec les nouveaux accords, c'est que pour le moment, il y a des droits de douanes, mais si ce traité est signé il n'y en aura plus. On va donc favoriser les produits venant du Mercosur. Mais vérifier les produits en Amérique du Sud, c'est impossible, car, eux, ils ne contrôlent pas beaucoup. Ce n'est pas à la France d'aller faire de la gérance chez eux. De plus, ce n'est pas du tout la même agriculture que chez nous. L'intention est bonne, mais les moyens sont absents. »

Philippe Clément, président de la FDSEA 88 :

« Sébastien Lecornu, pour le compte de l'État, réaffirme qu'ils ne veulent pas signer cet accord. Mais le Mercosur se décide au niveau européen et la France a perdu en puissance à ce niveau-là. La crainte c'est qu'on nous dise :"on n'était pas pour, mais on l'a quand même signé". Et on voit malheureusement que c'est un petit peu ce qui est en train de se passer. »

Selon les syndicats, l'agriculture française serait donc très impactée par ce traité, en raison des réglementations dans notre pays, plus sévères que celles mises en place en Amérique du Sud. La production nationale pourrait être placée en compétition déloyale.

Dépôt d'une gerbe par la FNSEA, les FDSEA ainsi que les JA
Dépôt d'une gerbe par la FNSEA, les FDSEA ainsi que les JA
Crédit : FDSEA de l'Hérault

Pourquoi le fond de soutien pour les installations hydrauliques est-il fondamental ?

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54 :

« Sur les installations hydrauliques, on a une complexité administrative qui empêche les dossiers de sortir. Si on veut adapter l'agriculture au changement climatique, on est obligé de se poser la question de l'eau. C'est tout simple. Et en ne le faisant pas, on provoque de la décroissance agricole et de l’arrêt d’activité. Et après, on est obligé de signer des accords comme le Mercosur pour compenser la perte de production qu'on a sur notre territoire. »

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« L'eau est un grave problème. Cela fait des années qu'on le dit. À chaque fois qu'il y a un projet de bassin ou d'irrigation, il y a de grandes difficultés pour le réaliser. J'ai envie de dire qu'en ce moment, ceux qui nous donnent des leçons, ce sont les mêmes qui sont piégés à Paris avec un centimètre de neige et un peu de verglas sur les escaliers et sur les trottoirs. Je ne dis pas l'apprivoiser, mais essayer de contrer tout ça. Donc il est grand temps qu'on se penche sur les problèmes hydrauliques. Quand on parle d'eau, c'est aussi bien le manque d'eau que les excès d'eau. »

La gestion de l’eau devient un aspect crucial face aux enjeux climatiques tant sur le plan économique qu’environnemental. Selon les syndicats, les démarches pour obtenir des subventions sont très complexes ce qui amènent des difficultés pour gérer le manque d’eau mais aussi pour les excès d’eau (inondations).   

 

Mobilisation de la Coordination rurale à Paris ce jeudi

Dans quelle circonstance la hausse du prix des engrais impacte-elle les exploitants ?

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54 :

« C’est une taxe d'adaptation du carbone aux frontières qui concerne donc aussi l’engrais. Si cela continue dans ce sens-là, dans quelques années on ne sera même plus rentable. On aurait une perte de rentabilité économique et donc une vraie perte d'activité agricole. »

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« La hausse du prix des engrais, c'est une catastrophe. C'est une hausse de plusieurs dizaines de pourcents. Les agriculteurs, on les soutient, mais c'est l'agriculture qu'on a du mal à soutenir. Elle a besoin des moyens de production, les engrais en font partie. » 

Depuis 2024, d’après Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52, le prix des engrais a augmenté jusqu’à 19 % ce qui représente des milliers d’euros de coût par exploitations et correspond à une perte de rentabilité. 

 

Des tracteurs étaient présents devant l'Arc de Triomphe
Des tracteurs étaient présents devant l'Arc de Triomphe
Crédit : Coordination rurale de la Haute-Vienne

En Haute- Marne, beaucoup d’attaque de cheptel ont été causée par le loup. Quelles propositions ont été faites par rapport à ses dégradations de troupeaux ?

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« On est dans une ambiance constructive concernant le loup, malgré les difficultés. Entre 800 et 900 brebis ont été tuées l'année dernière en Haute-Marne. C'est une augmentation de 1 500 %. Ce sont les chiffres transmis par l'administration de la préfecture. On a proposé des clôtures différentes, car on ne peut pas rentrer les animaux tous les soirs, comme certaines personnes le pensent. Nos troupeaux sont disséminés. C’est ce qui fait la force de notre système pastoral. Cela permet d'entretenir le paysage dans les endroits difficiles d’accès. Il y a des animaux tout au long de l'année. On ne veut pas l'extermination des loups mais à ce jour, il y en a beaucoup trop dans notre secteur. On aimerait juste de la régulation et pouvoir renforcer les moyens de protection. C'est des millions d'euros qu'il va falloir investir dans notre département pour protéger l’élevage ovin. »


De nombreux animaux ont été tué en 2025 et en ce début d’année dans les prairies haut-marnaises. Pourtant, les éleveurs l’affirment : ils ne veulent pas exterminer le loup mais réguler l’espèce. Actuellement, une dizaine de loups sont présents en Haute-Marne.

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52, décrit la situation actuelle
Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52, décrit la situation actuelle
Crédit : Des propos recueillis par Ambre Voilqué

Est-ce que les mobilisations vont se poursuivre ?

Jérémy Jenneson, président de la FDSEA 54 :

« On attend d’avoir le calendrier vendredi. Et après, par rapport à cela on se positionnera. Le but de notre mobilisation lundi, c'était aussi que le préfet de notre département puisse remonter que les attentes ne sont pas qu'à Paris, elles sont aussi sur le terrain. On aimerait surtout avoir un cap, car on a l'impression qu'il n'y a plus d'ambition pour l’agriculture. »

Sébastien Riottot, président de la FDSEA 52 :

« Oui, il y a de grandes chances »

Philippe Clément, président de la FDSEA 88 :

« On avait bougé sur la fin de l'année. Il faut aussi reposer les hommes, car notre agriculture, elle ne s'arrête jamais. Quand on est agriculteurs, on a besoin d'être présent sur nos fermes. Si on doit ressortir, c'est que l'heure est grave et qu’il nous faudra des réponses concrètes. C'est le message que je lance à nos responsables politiques, aux élus, au Premier ministre. Il faut vraiment qu'ils prennent conscience qu'on est dans une impasse. On a besoin d'une vision et qu'ils y répondent. On est face à une énorme difficulté. »

Les agriculteurs attendent le calendrier annoncé par Sébastien Lecornu ce vendredi pour savoir s’ils se remobiliseront à nouveaux. Les exploitants commencent à se fatiguer entre les manifestations et l’entretien de leur exploitation.

Le point sur les mobilisations de la Coordination rurale et de la FNSEA à Paris et partout en France

Une centaine d'agriculteurs de la Coordination rurale et de la FNSEA, accompagnés d'une dizaine de tracteurs, ont bravé l'arrêté préfectoral en cours ce jeudi à Paris, interdisant les moteurs agricoles de pénétrer dans la capitale. Ils sont rassemblés depuis ce matin devant l'Arc de Triomphe, la Tour Eiffel, la Porte d'Auteuil et l'Assemblée nationale. Avec un objectif : faire entendre leur voix.

Des citoyens se sont également joints aux agriculteurs, pour les soutenir. 

Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a été à leur rencontre, puis exfiltrée, car elle a été prise à partie ce matin. Un projectile lui a été lancé à la figure. Elle a reçu les syndicats agricoles à 14h dans son bureau pour partager sur la situation. 

67 actions en France

Selon Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, a précisé :

« Les blocages sont dans tout le pays, une colère légitime s'exprime. Nous sommes mobilisés dans plus de 40 départements, et pas qu'à Paris. »

Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a donné quelques chiffres sur cette nouvelle journée de mobilisation des agriculteurs lors d'une courte conférence de presse. Il y a eu 67 actions, "essentiellement de voie publique" , sur l'ensemble du territoire, avec 2 200 manifestants et agriculteurs. Au total, 625 tracteurs ont été mobilisés. Et des actions ont été menées dans 39 départements et en région parisienne. 

Emmanuel Macron ne votera pas pour le Mercosur

Le président de la République a décidé de voter contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. C'est ce qu'il a fait savoir à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ce soir. Le vote concernant le Mercosur aura lieu de demain à la Commission européenne.

Il a affirmé : 

« L'accord UE-Mercosur est un accord d'un autre âge, négocié depuis trop longtemps et sur des bases trop anciennes ».

Une mobilisation également prévue en Moselle

La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de Moselle réaffirment leur opposition à l'accord Mercosur, qu'ils considèrent menaçant pour les exploitations, les filières agricoles et les territoires. 

Dans un communiqué, ils exigent également un budget de la Politique agricole commune prenant en compte l'inflation. 

Un grand rassemblement est prévu lundi prochain, le 12 janvier, à Metz, avec plusieurs centaines de tracteurs devant la préfecture.

Un article rédigé par Ambre Voilqué et Zoé Thomas