« La colère monte » : agriculteurs et syndicats bloquent le dépôt pétrolier de Saint-Baussant

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Entre 150 et 200 jeunes agriculteurs de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et de la Moselle, rejoints par leurs syndicats FDSEA, sont rassemblés depuis hier devant le dépôt pétrolier de Saint-Baussant, près de Pont-à-Mousson.

Publié : 8h45 par
« La colère monte » : agriculteurs et syndicats bloquent le dépôt pétrolier de Saint-Baussant
Crédit : JA 54

À l'appel des Jeunes Agriculteurs (JA), rejoints par la FDSEA de Meurthe-et-Moselle, de Moselle, et de la Meuse, entre 150 et 200 exploitants se sont rassemblés dès 18h dimanche 20 septembre devant le dépôt pétrolier de Saint-Baussant. Huit tracteurs stationnaient devant le site ; une vingtaine d'autres ont été bloqués en chemin par les gendarmes.

Un site stratégique choisi pour peser sur les autorités

Le dépôt de Saint-Baussant a été retenu pour son rôle central dans l'approvisionnement en carburant du Grand Est : la plateforme sert au stockage et à la redistribution vers les stations-service et les gros clients de la région. C'est la première fois que les Jeunes Agriculteurs y organisent une action, même si le site a déjà été visé par le passé lors d'autres mouvements de contestation, notamment pendant les Gilets jaunes et la réforme des retraites.

La hausse du GNR au cœur de la colère

La mobilisation vise directement la récente hausse du prix du gazole non routier, carburant essentiel au fonctionnement des exploitations agricoles. Les syndicats dénoncent des charges en constante augmentation et une trésorerie déjà fragilisée par ailleurs, notamment par la sécheresse de cet été. Trois revendications sont mises en avant : une baisse du prix du GNR, une augmentation de l'aide qui y est liée, et le versement rapide des aides déjà demandées — plusieurs dossiers déposés depuis avril 2026 restant toujours sans réponse selon les organisateurs.

Un dispositif de gendarmerie important, une mobilisation qui se poursuit

D'importants effectifs de gendarmerie étaient déployés aux abords du site pour sécuriser à la fois le rassemblement et l'accès au dépôt, sans qu'aucune intrusion ne soit à déplorer. Le mouvement, prévu pour durer jusqu'à 24 heures dans un premier temps, a été présenté par les organisateurs comme une première étape : sans réponse des pouvoirs publics, syndicats et agriculteurs n'excluent pas de revenir avec une mobilisation plus importante.