Licenciés de Parisot Industrie : « un deuxième combat » pour obtenir leurs documents et leurs indemnités
Licenciés début septembre de Parisot Industrie à Mattaincourt, des salariés attendent toujours des documents indispensables pour toucher leurs droits. Une épouse de salarié, également élue locale, dénonce un « silence assourdissant » de l'entreprise, placée en redressement judiciaire. La direction, elle, assure avoir tout transmis et renvoie vers le mandataire judiciaire.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/parisot1791278384243.jpg)
Elle ne s'exprime pas en tant qu'élue, mais en tant qu'épouse. Son mari fait partie des salariés de Parisot Industrie licenciés pour motif économique début septembre. « On pensait tourner la page, mais on a entamé un deuxième combat », raconte Valérie Bouvet.
Le couple dit avoir suivi chaque étape : une proposition de reclassement à Saint-Loup, à une centaine de kilomètres, écartée, puis l'acceptation du Contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Le blocage serait apparu ensuite. Selon elle, France Travail n'avait toujours pas reçu l'attestation employeur trois semaines après le départ de son mari. Sans ce document, les droits ne peuvent pas être ouverts, donc aucun versement du CSP. Le premier paiement, espéré début octobre, est selon elle compromis.
Le foyer attend aussi les indemnités et le solde de tout compte. D'après un courrier reçu récemment, l'AGS doit verser environ 5 000 euros d'indemnités pour près de dix ans d'ancienneté. « Ce n'est pas avec mes 380 euros d'adjointe au maire qu'on va faire vivre notre foyer », souligne-t-elle. Elle précise que son mari a été en arrêt maladie près d'un an avant son licenciement, et qu'il a perçu 98 euros de la CPAM et environ 700 euros de l'employeur sur la période, un peu plus avec la prévoyance.
Autre déception : la surprime. Des journaux avaient évoqué 1 500 euros. « Il n'y a jamais eu de surprime », affirme-t-elle. Ces 1 500 euros correspondent selon elle à une aide aux formations de plus de 300 heures ou à la création d'entreprise, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Elle dit avoir découvert le contenu du PSE à la réception des documents, et affirme que les salariés n'y ont pas eu accès en amont.
Elle décrit aussi des relances restées sans réponse : des mails lus, avec accusé de lecture, mais pas de retour. Elle évoque des difficultés bancaires pour certains salariés : prélèvements rejetés, frais qui s'accumulent. « Ce que je reproche, c'est le silence assourdissant. Je comprends qu'une société en difficulté soit obligée de licencier. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il n'y ait aucune communication. » Elle dit parler aussi pour les autres : « Un peu d'humanité aurait été bien. Et surtout qu'ils sachent qu'ils ne sont pas tout seuls. »
Ce que répond la direction
Sollicité, le groupe P3G, qui détient Parisot Industrie, indique que les salariés bénéficient de « l'ensemble des indemnités et mesures d'accompagnement » prévues par la loi, les accords de branche et le PSE. Lors de la consultation, les représentants du personnel et leur avocat ont demandé un effort supplémentaire : P3G a accepté d'abonder à hauteur de 1 000 euros par salarié, auxquels s'ajoutent 500 euros apportés par Parisot Industrie. Ces sommes financent les dispositifs d'accompagnement et de reclassement du PSE.
Concernant une indemnité supra-légale de licenciement, la direction rappelle qu'elle « ne constitue pas une obligation » et doit être appréciée au regard de la situation financière de l'entreprise, en redressement judiciaire. Enfin, pour les soldes de tout compte et les documents de fin de contrat, les équipes de Parisot Industrie assurent avoir tout traité et transmis à France Travail et au mandataire judiciaire, « seul à pouvoir déclencher les règlements ».
Deux versions qui divergent donc sur la responsabilité du retard. Contactée, la CGT du CSE central de Parisot Industrie, qui représente les sites de Mattaincourt et de Saint-Loup, n'a finalement pas répondu à nos sollicitations.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/th_930x620_forum_pornichet_desktop_png__1_1791278595885.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/REMISE_DE_PRIX1791211462627.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/radios/magnum/importmagnum/2022/01/b82f9b98ec1290a091fe1e127e73b5d5-scaled.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/hubertdethe_police_7026885_12801791200116268.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/radios/magnum/importmagnum/2022/10/ECUSSON-POLICE-MLR.jpg)