Nancy-Lyon : la liaison ferroviaire rencontre un succès qui dépasse les prévisions

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Lancée fin 2024 grâce à un effort financier partagé entre l'État, la Région Grand Est, les Départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, et la Métropole du Grand Nancy, la desserte directe entre Nancy et Lyon a transporté près de 154 000 voyageurs dès sa première année complète. Un succès qui permet aujourd'hui de réduire la facture des collectivités.

Publié : 8h53 par
Nancy-Lyon : la liaison ferroviaire rencontre un succès qui dépasse les prévisions

C'est une convention signée le 19 août 2025 qui avait scellé l'engagement commun de l'État, de la Région Grand Est, des Départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, et de la Métropole du Grand Nancy pour cofinancer le retour d'une liaison ferroviaire directe entre la Lorraine, la Bourgogne et le Lyonnais.

Une première desserte quotidienne a été lancée dès le 15 décembre 2024, reliant Nancy à Lyon via Toul, Neufchâteau, Culmont-Chalindrey, Dijon-Ville, Chalon-sur-Saône et Mâcon. Un second aller-retour a été ajouté le 15 décembre 2025. Des rames Régiolis Grand Est assurent la liaison jusqu'en décembre 2027, avant une évolution du matériel roulant à partir de 2028.

Pour la période 2025-2028, les collectivités s'étaient initialement engagées à hauteur de 24 millions d'euros, répartis entre la Région Grand Est (20,2 millions), le Département de Meurthe-et-Moselle (1,8 million), le Département des Vosges (200 000 euros) et la Métropole du Grand Nancy (1,8 million).

Un trafic supérieur aux attentes

Avec 153 800 voyageurs transportés en 2025, soit une moyenne de 206 voyageurs par train, la fréquentation a dépassé les prévisions initiales. Ce succès a conduit l'État à revoir à la baisse la contribution des collectivités, ramenée à 19,08 millions d'euros pour l'ensemble de la période. La part de la Métropole du Grand Nancy passe ainsi de 450 000 à 330 000 euros par an à partir de 2026, soit une économie annuelle de 120 000 euros.

À partir de décembre 2028, le financement de la desserte Nancy-Lyon sera intégralement pris en charge par l'État, au titre des trains d'équilibre du territoire (TET). La Métropole du Grand Nancy indique poursuivre sa mobilisation pour étendre la desserte vers le sud de la France, tout en veillant au maintien du niveau de service sur la liaison Nancy-Paris Est.