Pourquoi doit-on toucher du bois pour se porter chance ?

Publié : 26 février 2026 à 8h30

MAGNUM LA RADIO
  • Pierre
  • Castor
  • Bois
  • Croyance
  • Chance

    Pierre CASTOR

    Pierre CASTOR 26.02.2026

    0:00
    3 min 8 sec

      26 février 2026 - 3 min 8 sec

      Pourquoi doit-on toucher du bois pour se porter chance ?

      Pierre CASTOR 26.02.2026 : Pourquoi doit-on toucher du bois pour se porter chance ?

      Cette histoire sera racontée avec un castor qui s’y connait bien et surtout sans langue de bois !

      Vous l’avez sûrement déjà fait. Dire quelque chose comme : “Tout va bien en ce moment…” puis immédiatement toucher du bois. Comme pour conjurer le sort.

      Mais d’où vient ce geste ?

      Tout remonte à l’Antiquité. Pour les Grecs, certains arbres, en particulier le chêne, étaient sacrés. Ils pensaient que le dieu des dieux, Zeus, vivait dans le chêne.

      Pourquoi le chêne ? Parce qu’il attirait souvent la foudre. Et pour les Grecs, la foudre était le signe de la colère de Zeus. Ils croyaient donc que l’arbre était sa demeure.

      Toucher le bois, c’était alors comme entrer en contact avec le dieu lui-même. Une manière de l’apaiser… ou de s’attirer sa protection.

      Cette croyance a ensuite été reprise par les Gaulois. Les druides considéraient aussi le chêne comme un arbre sacré, symbole de force et de protection.

      Plus tard, au Moyen Âge, les chrétiens ont donné une autre signification à ce geste. Toucher du bois rappelait la croix du Christ. C’était une forme de prière discrète, un geste pour demander protection.

      Et cette superstition existe encore aujourd’hui dans de nombreux pays. Aux États-Unis, en Allemagne ou en Grèce, on dit “knock on wood”, frapper du bois, souvent trois fois.

      Mais il y a une exception surprenante : en Italie, on ne touche pas du bois… on touche du fer. Oui, Pour les Roumains, le fer symbolisait la force, la solidité et surtout… la protection contre le mal.

      Finalement, que ce soit le bois ou le métal, le geste reste le même : une manière très ancienne de rassurer l’esprit… face à l’imprévisible.