Pourquoi le duo culte Pierre Richard - Gérard Depardieu n'aurait jamais dû exister ?

Publié : 28 avril 2026 à 8h30

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    Pierre CASTOR

    Pierre CASTOR 28.04.2026

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      28 avril 2026 - 3 min

      Pourquoi le duo culte Pierre Richard - Gérard Depardieu n'aurait jamais dû exister ?

      Pierre CASTOR 28.04.2026 : Pourquoi le duo culte Pierre Richard - Gérard Depardieu n'aurait jamais dû exister ?

      Après le semi-échec de son premier film, Le Jouet avec Pierre Richard, Francis Veber ne pense pas au comédien gaffeur pour tourner La Chèvre au début des années 1980. Peut-être par superstition ni d’ailleurs à Gérard Depardieu qui n’a encore jamais fait de film comique.

      Francis Veber veut Lino Ventura pour interpréter Campana, le détective macho au coup de poing facile. Il sait de son propre aveu qu’il est chiant sur un tournage mais pour avoir travaillé avec lui sur L’Emmerdeur, pas de doute c’est le meilleur pour le rôle.

      Ventura accepte après avoir lu le scénario, mais à une condition non négociable : que pour jouer Perrin, en face de lui, ce ne soit pas le comédien choisi par Veber : Jacques Villeret. Vebert annonce alors à Villeret la nouvelle et cela leur vaudra 20 ans de fâcherie jusqu’au Dîner de Cons et ses 9 millions d’entrées. Une bien bonne raison de se réconcilier.

      En attendant, Francis Veber n’a plus de Perrin. Il propose donc le rôle à Pierre Richard, un choix validé par Lino Ventura. C’est bon La Chèvre est sur les rails, sauf que juste avant le tournage, nouveau rebondissement : Lino Ventura se retire soudainement du tournage. Il prétexte que son cachet n’est finalement pas assez important. En fait, il avait peur que Pierre Richard, avec ses gaffes et ses gags, ne lui vole la vedette.

      Lino Ventura out, le futur Perrin suggère Gérard Depardieu pour reprendre le rôle de Campana. C’est validé et la suite, on la connaît : la naissance d’un duo de comédie quadruplement (triplement) culte avec La Chèvre puis Les Compères et enfin Les Fugitifs. Trois bonnes raisons d’oublier pour Francis Veber la genèse de ce film numéro 1 au box-office en 1981, qui pourtant a failli vraiment le rendre chèvre.