SKIZOFRED 18/09/2026
MARGUERITE LABOUFFIE - LA POULE AU POT
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MARGUERITE LABOUFFIE - LA POULE AU POT
18 septembre 2026 - 3 min 41 sec
SKIZOFRED 18/09/2026
Alors mon p'tit, aujourd'hui, je vais te parler d'une affaire qui, chez nous, ça mettait tout le monde d'accord. Parce qu'il y a des choses dans la vie qui divisent.
Le temps qu'il va faire. La politique. La façon de ranger le lave-vaisselle.
Et puis y a certaines choses... Tu les poses sur la table et tout le monde dit :« Ah ben là, on va bien manger ! » Ça, déjà, c'est un bon début., ça c’est de la booooooonne cuisine hein !
Alors attention, faut pas croire que c'est quelque chose de compliqué. Au contraire.
C'est même le genre de chose qu'on préparait sans avoir besoin d'une recette de douze pages avec des ingrédients qu'on trouve uniquement dans une boutique bio de bobos parisiens hein.
Chez nous, on faisait avec ce qu'on avait. Et surtout... on prenait son temps.
Parce qu'à mon époque, quand on voulait que ce soit bon, on savait attendre. Aujourd'hui, les gens mettent un plat au micro-ondes et au bout de quatre minutes ils trouvent déjà que c'est trop long.
Et puis c'était quelque chose qu'on faisait surtout quand on avait du monde. Pas forcément pour vingt personnes hein ! Mais disons que quand la famille débarquait... on savait quoi faire.
Parce que quand t'as ton beau-frère, tes trois neveux, ta sœur et le petit dernier qui mange comme quatre... faut prévoir large. Sinon, à la fin, t'as juste une salade et quelqu'un qui demande : « Y a pas autre chose ? » Et ça, c'est le genre de phrase qui peut me ruiner mon dimanche.
Alors évidemment, il y avait une préparation. Pas compliquée. Mais fallait quand même savoir s'y prendre. On mettait tout dans un grand récipient. On laissait mijoter tranquillement. Et pendant ce temps-là, toi, tu pouvais faire autre chose.
Mettre la table. Discuter. Éplucher les légumes. Ou regarder ton mari faire semblant de savoir réparer quelque chose dans le garage.
Et puis petit à petit, l'odeur commençait à envahir la maison. Ah ça... Une vraie odeur de cuisine ! Une odeur qui te disait : « Viens donc t'asseoir, ça va être sérieux. »
Et même le voisin devait savoir ce qu'on préparait. Le pauvre, il devait manger des biscottes.
Alors c'est généreux. Mais il y a une petite particularité. Et cette particularité, elle est importante. Parce qu'on ne met pas n'importe quoi dans la marmite. Il y a une pièce maîtresse. Une bestiole, même. Et cette bestiole, chez nous, elle avait quand même une sacrée réputation. Et alors ce qui est amusant, c'est que ce plat a même été associé à un roi. Oui monsieur ! Un roi ! On raconte qu'il aurait voulu pouvoir en manger régulièrement.
Faut dire qu'à l'époque, les rois avaient peut-être des châteaux, des couronnes et des serviteurs... mais pour ce qui est de trouver une bonne idée pour le déjeuner, ils étaient comme nous.
Et puis quand ça arrivait sur la table...
Ah ben là, fallait pas être au régime ! On servait généreusement. ;Avec les légumes. Avec le bouillon. Avec la viande bien tendre. Et tout le monde se resservait.
Le plat à deviner, mes p'tits, c'était la poule au pot !
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