UN JOUR UNE CHANSON #815
/t:r(unknown)/fit-in/500x500/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/the_la1787137554350-format1by1.jpg)
- The La's
- There she goes
- Mike Badger
- Lee Mavers
- Chris Sharrock
- John Power
- Steve Lillywhite
- Un jour une chanson
- Magnum Café
- Magnum la Radio
- Magnum
- Radio
- Vosges
- Meurthe et Moselle
- Haute Marne
- Alsace
- Meuse
- Grand Est
THE LA'S - THERE SHE GOES
6h35 - 2 min 41 sec
UN JOUR UNE CHANSON #815
Voilà une chanson que son propre auteur a voulu garder en réserve, dont il a détesté le mixage, dont il a désavoué l'album, et qui est sélectionnée par le Rock and Roll Hall of Fame parmi les 660 chansons qui ont façonné le rock. Lee Mavers a tout fait pour que There She Goes n'existe pas. Elle existe quand même. Et elle est parfaite.
The La's naît à Liverpool en 1983 fondé par un certain Mike Badger qui affirme que le nom lui est venu en rêve. Lee Mavers rejoint la formation en 1984 et en prend progressivement le contrôle artistique. Le groupe tourne autour d'un noyau dur : Mavers au chant et à la guitare, John Power à la basse. Le reste du lineup change en permanence — on comptera une quinzaine de musiciens différents au fil des années, des batteurs surtout, dont un certain Chris Sharrock, futur batteur d'Oasis et de Robbie Williams.
En 1987, Mavers apporte un matin en répétition un riff de quatre notes. Le guitariste Paul Hemmings racontera plus tard que les mâchoires sont tombées instantanément : "C'est l'un de ces moments qui donnent des frissons dans la colonne vertébrale. Les meilleurs riffs sont toujours les plus simples." Mavers, lui, classe quand même la chanson sur la liste de réserve. Il faut attendre une première performance live à Liverpool, en 1987, pour que la réaction du public convainque tout le monde. There She Goes sort enfin en single en octobre 1988, sans déclencher grand-chose : 59e place au Royaume-Uni, puis oubliée.
Deux ans plus tard, l'album éponyme sort dans des conditions rocambolesques. Mavers a usé une succession de producteurs avant que le label, épuisé, n'impose Steve Lillywhite pour finir le travail seul. La légende raconte que Mavers avait commandé une table de mixage des années 60 pour retrouver le son de l'époque, puis avait refusé de s'en servir au motif qu'elle n'avait pas la poussière adéquate. L'album sort en 1990 contre l'avis de Mavers, qui se répand en interviews pour dire qu'il le déteste. Lillywhite remet There She Goes dans une version remixée. La chanson atteint le Top 20 britannique, le Top 50 américain. Elle devient l'un des titres les plus reprises de la décennie — par The Sixpence None the Richer, Robbie Williams et bien d'autres.
En 1991, John Power, à bout de patience, quitte le groupe. The La's cesse toute activité en 1992, avec quelques résurrections sporadiques. Lee Mavers, lui, n'a plus jamais sorti le moindre album. Il vit à Liverpool, sort très peu, et donne l'impression d'attendre encore le bon son. There She Goes tourne toujours sans lui.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)