Violences en marge des manifestations : un lycée incendié à Nancy, un policier blessé à Reims

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Après une nouvelle journée de mobilisation des lycéens, la Région Grand Est et la préfecture de Meurthe-et-Moselle condamnent des actes « intolérables ». Franck Leroy réclame « une réponse pénale rapide et ferme », tout en appelant à poursuivre le dialogue avec les lycéens.

Publié : 8 octobre 2026 à 18h27 par
L'entrée du lycée Henri-Loritz à Nancy a été incendiée ce jeudi.
L'entrée du lycée Henri-Loritz à Nancy a été incendiée ce jeudi.
Crédit : Région Grand Est

Des cortèges calmes, puis des violences.

Ce jeudi 8 octobre, deux manifestations ont réuni un peu plus de 2 000 personnes en Meurthe-et-Moselle sans incident, avant que des débordements ne viennent ternir la journée.

À Nancy, l’entrée du lycée Henri-Loritz a été visée par un incendie volontaire. À Reims, un policier a été blessé à l’œil par un tir de mortier d’artifice devant le lycée Roosevelt.

Nancy : le lycée Loritz évacué après un incendie

À Nancy, l’incendie volontaire de l’entrée du lycée Henri-Loritz a contraint les élèves à évacuer leur établissement et tous les internes à rentrer chez eux. Selon la préfecture, la tentative d’incendie a provoqué des dégâts avant d’être maîtrisée.

Rue des Ponts, dans la même ville, l’incendie volontaire d’un véhicule s’est propagé à un second véhicule stationné à proximité, avant d’être éteint par les sapeurs-pompiers.

Reims : un policier touché à l’œil par un mortier

À Reims, devant le lycée Roosevelt, un policier a été blessé à l’œil par un tir de mortier d’artifice.

Pour Franck Leroy, ces actes « auraient pu avoir des conséquences plus dramatiques encore ».

Un groupe de 200 à 300 individus violents à Nancy

À Nancy, la préfecture indique qu’une fois les deux manifestations dispersées à l’appel des organisateurs, un groupe de 200 à 300 individus violents est resté sur la voie publique, déterminé à provoquer l’affrontement avec les forces de l’ordre.

Des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles en direction des policiers et gendarmes ont été signalés en fin d’après-midi.

Le préfet, Yves Séguy, condamne fermement ces actes, qui n’ont « aucune place au sein d’un mouvement social ». Il salue « le sang-froid et le professionnalisme des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers, dont l’action a permis », selon lui, d’éviter tout blessé et de limiter les dégradations.

La Région exige une réponse pénale « rapide et ferme »

Franck Leroy, président de la Région Grand Est, a exprimé son soutien total aux personnels de l’Éducation nationale et de la Région, aux élèves, aux policiers et aux sapeurs-pompiers.

Il refuse toute complaisance : « Incendier un lycée et tirer sur un policier sont des actes intolérables », affirme-t-il, estimant que leurs auteurs mettent « délibérément des vies en danger ». « Aucune colère, aucun slogan, aucune revendication ne leur donne ce droit. »

Il exige que « les auteurs soient identifiés, interpellés et traduits devant la justice ». La Région porte systématiquement plainte pour les dégradations de ses établissements. Selon le communiqué, les sommes consacrées à les réparer sont autant de moyens détournés de leur vocation première : améliorer les conditions d’étude des jeunes.

Forbach et Schoeneck : des lycéens préoccupés par leur avenir

Ces violences contrastent, selon le président de Région, avec les échanges constructifs qu’il a eus le matin même avec des élèves des lycées de Forbach et de Schoeneck, en Moselle.

Leurs préoccupations : l’orientation, les stages, les emplois du temps, Parcoursup et l’entretien des établissements. Autant de sujets qui, estime-t-il, « méritent des réponses concrètes et la mobilisation de chaque responsable ».

« J’ai rencontré des jeunes qui veulent construire leur avenir. Pendant ce temps, des voyous incendient un lycée et un autre tire sur un policier. Je refuse que l’on banalise cette violence. Un policier n’est pas une cible. Un lycée n’est pas une cible », a déclaré Franck Leroy, ajoutant : « Le dialogue avec les lycéens doit avancer. La violence doit cesser. Et ceux qui en sont responsables doivent répondre de leurs actes. »