Budget 2027 : les députés entament l’examen du volet « recettes »
Les députés examinent à partir de ce mardi 13 octobre la première partie du projet de loi de finances, consacrée aux recettes. Rejeté en commission vendredi soir, le texte revient dans l’hémicycle dans sa version initiale. Retraites, taxation des plus riches, pouvoir d’achat : les points de blocage sont nombreux, et la marge de manœuvre du gouvernement reste étroite.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/images__1_1791884115617.jpg)
Les discussions s’annoncent mouvementées à l’Assemblée nationale. Après un débat consacré à la dette, les députés se penchent sur le texte du gouvernement, déjà passé en commission des finances. Amendé, il y a été rejeté à la quasi-unanimité. Dans l’hémicycle, on repart donc de la copie initiale de l’exécutif.
Les retraités au cœur des débats
C’est sur les retraites que les députés se sont le plus écharpés en commission. Ils ont massivement refusé d’abaisser le plafond de l’abattement fiscal dont bénéficient les retraités, renonçant ainsi à un milliard et demi d’euros d’économies. Même Les Républicains, plutôt favorables au gouvernement, refusent d’y toucher.
Si l’on ajoute le gel, ou la sous-indexation, des pensions prévu dans le budget de la Sécurité sociale, examiné plus tard, les mesures visant les retraités doivent rapporter 5,5 milliards d’euros.
Taxer davantage les plus riches
La contribution des plus fortunés promet elle aussi son lot de tensions. La taxe Zucman, défendue par la gauche, est revenue sur la table : elle prévoit une imposition d’au moins 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. Les députés de gauche et du groupe Liot veulent également relever la contribution différentielle sur les hauts revenus, ou élargir le nombre de contribuables concernés. Aujourd’hui, ceux qui gagnent plus de 250 000 euros par an sont taxés à 20 %.
La refonte du pacte Dutreil, qui permet de transmettre une entreprise familiale en étant largement exonéré d’impôts, a aussi donné lieu à quelques échanges musclés.
Éducation et pouvoir d’achat : des gestes possibles
Face à la mobilisation lycéenne et étudiante qui se poursuit, le gouvernement pourrait mettre plus de moyens dans l’Éducation nationale et l’enseignement supérieur. Il a déjà reculé sur les frais d’inscription en BTS et en classe prépa, quelques heures seulement après la présentation du budget. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a assuré que le texte reprendrait des propositions formulées par les élèves sur la plateforme de concertation.
L’autre grande préoccupation, c’est le pouvoir d’achat. Le gouvernement a déjà annoncé la prolongation de l’aide carburant et son élargissement à de nouveaux bénéficiaires. Mais la colère dans la rue peut encore peser : un appel à manifester pour la défense du pouvoir d’achat est prévu samedi.
Une marge de manœuvre très limitée
Reste une contrainte : toute dépense supplémentaire devra être compensée ailleurs. Le gouvernement martèle que le budget final doit permettre de ramener le déficit à 5 %, condition nécessaire selon lui pour rassurer les marchés, freiner la hausse des taux d’emprunt et éviter une crise financière.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/images1791883752000.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/pexels_thomas_fuhrmann_2154366194_334848831791806486891.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/650200128_122265481970142339_3226158529316592049_n1791560569756.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/Camion_2_copie1791549356597.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/839932811_1126856866665206_103684043443296296_n1791534088937.jpg)