Canicule : l'ANSM alerte sur les médicaments à risque, l'ARS rappelle les gestes de prévention
Alors qu'une vague de chaleur s'intensifie cette semaine sur la France, avec des pics attendus jusqu'à 40°C localement dimanche, l'Agence nationale de sécurité du médicament met en garde contre certains traitements qui peuvent aggraver les effets de la chaleur sur l'organisme. De son côté, l'Agence régionale de santé rappelle les conseils de prévention, en particulier pour les personnes fragiles et les travailleurs exposés.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/main_image_scaled1781757991024.jpeg)
Des médicaments qui ne font pas bon ménage avec la chaleur
La vague de chaleur qui touche le pays depuis le 17 juin inquiète particulièrement pour les personnes fragiles et les travailleurs en extérieur. Si la responsabilité directe des médicaments n'a pas été établie dans les 24 000 passages aux urgences liés à la chaleur enregistrés l'été dernier par Santé publique France, l'ANSM appelle néanmoins à la vigilance.
Plusieurs catégories de traitements peuvent accentuer la déshydratation, notamment les diurétiques, les laxatifs et certains antiépileptiques. D'autres, comme les antidépresseurs, antipsychotiques et antiparkinsoniens, peuvent élever la température corporelle. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l'aspirine, certains antihypertenseurs, antibiotiques, antidiabétiques, antiviraux ainsi que le lithium ou la digoxine peuvent quant à eux perturber le fonctionnement rénal.
L'agence déconseille en particulier la prise de paracétamol ou d'AINS en cas de mal de tête après une exposition à de fortes chaleurs : le paracétamol serait inefficace en cas de coup de chaleur, tandis que l'aspirine risquerait de perturber la thermorégulation du corps. Certains neuroleptiques, antimigraineux et opiacés peuvent par ailleurs provoquer chutes de tension ou somnolence, avec le risque d'oublier de s'hydrater suffisamment.
La chaleur peut aussi modifier l'efficacité de certains dispositifs, comme les patchs médicamenteux ou les bandelettes d'autosurveillance glycémique utilisées par les patients diabétiques. L'ANSM recommande de lire attentivement les notices et de solliciter l'avis d'un médecin, d'un pharmacien ou d'une sage-femme en cas de doute.
Autre point de vigilance : les traitements photosensibilisants, prescrits notamment contre l'acné, certains cancers, les inflammations, infections, allergies ou l'excès de cholestérol, peuvent provoquer des réactions cutanées au soleil. L'agence cite particulièrement les gels à base de kétoprofène, anti-inflammatoire utilisé contre tendinites et douleurs dorsales, pour lequel la zone traitée doit rester protégée du soleil pendant deux semaines après l'arrêt du traitement.
Enfin, certains traitements comme l'insuline ou des vaccins nécessitent une conservation entre 2 et 8°C et doivent être utilisés rapidement une fois sortis du réfrigérateur. Plus largement, il est conseillé de stocker les médicaments dans la pièce la plus fraîche du logement et de les transporter dans un emballage isotherme.
Les bons gestes rappelés par l'ARS
Face à cet épisode de chaleur, l'Agence régionale de santé insiste sur les réflexes à adopter, en particulier par les personnes les plus à risque : seniors de plus de 65 ans, personnes en situation de handicap ou malades à domicile, femmes enceintes et parents de jeunes enfants. Parmi les recommandations : boire de l'eau régulièrement sans attendre la sensation de soif, se rafraîchir le visage et les avant-bras plusieurs fois par jour, manger suffisamment et éviter l'alcool.
L'agence conseille également d'éviter les sorties aux heures les plus chaudes, de privilégier les lieux frais comme les bibliothèques, cinémas ou musées, et de maintenir son logement frais en fermant fenêtres et volets la journée pour les ouvrir le soir. Elle encourage par ailleurs à garder le contact avec ses proches et à ne pas hésiter à demander de l'aide en cas de besoin.
Pour les personnes âgées ou fragiles isolées, l'ARS recommande de s'inscrire sur les listes de vigilance tenues par les mairies, qui permettent de bénéficier du suivi de bénévoles pendant les épisodes de canicule.
Les travailleurs exposés également concernés
L'ARS rappelle que certains secteurs, comme le bâtiment ou les métiers nécessitant le port d'équipements de protection, exposent davantage les salariés aux malaises et accidents liés à la chaleur. Elle préconise un aménagement de l'organisation du travail durant ces périodes : adaptation des horaires, limitation des tâches physiques ou de l'exposition au soleil aux heures les plus chaudes, et mise à disposition d'eau potable fraîche pour les travailleurs.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/linaberlin_sand_2329153_19201781713859094.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/frank_rietsch_ai_generated_8848753__1_1781702950696.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/722030307_1540063284824487_4861073850945117971_n1781713678007.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/csm_2025_06_20_Cine_plein_air_au_Parc_Olry_619d7f3f751781688789223.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/PAF1781628691781.png)