EMILIA - BIG BIG WORLD
EmissionsUn jour une chanson v2
EMILIA - BIG BIG WORLD
Automne 1998. Partout en Europe, dans les supermarchés, dans les voitures, dans les chambres d'ados, une même voix douce et légèrement mélancolique répète en boucle : "I'm a big big girl, in a big big world..." Cette voix, c'est celle d'Emilia. Et si vous avez du mal à mettre un visage dessus, vous n'êtes pas le seul.
Emilia Rydberg est née le 5 janvier 1978 à Stockholm. Elle a une particularité familiale assez remarquable : son père, Tèshomè Meteku, est un chanteur éthiopien spécialisé dans l'éthio-jazz. Sa mère est suédoise. Ce mélange de cultures — africaine, nordique — lui forge une sensibilité musicale à part, quelque chose entre la chaleur et le froid, entre l'émotion brute et la retenue scandinave.
En 1996, à 18 ans et fraîchement diplômée d'une école de musique suédoise de renom, elle est repérée par Lars Anderson — le fils de Stig Anderson, le légendaire manager d'ABBA. La connexion suédoise, quoi. Deux ans plus tard, elle enregistre "Big Big World", qu'elle écrit elle-même avec Lars Anderson. La chanson parle d'une rupture amoureuse à l'automne — thème universel, traitement d'une simplicité désarmante.
Ce qui est fascinant dans ce titre, c'est sa généalogie musicale totalement inattendue. La mélodie d'introduction est tirée d'une chanson traditionnelle suédoise de printemps, "Nu grönskar det", qui est elle-même basée sur la Cantate paysanne de Johann Sebastian Bach. Autrement dit : sous ce tube des années 90 qui tourne sur les radios du monde entier se cache discrètement le vieux Bach. Personne ne l'a vraiment remarqué. Bach non plus, fort heureusement.
Le clip, tourné en noir et blanc à New York, montre Emilia déambuler seule dans les rues de Manhattan — silhouette solitaire dans la foule, juchée sur le rebord d'un immeuble de douze étages. Image parfaite pour une chanson sur la solitude dans un monde trop grand.
Le succès est immédiat et massif : numéro 1 dans huit pays européens, plus de quatre millions d'exemplaires vendus. Et puis… plus grand chose. Les albums suivants restent discrets. Emilia continue à composer, enregistre en suédois, tente l'Eurovision en 2009 sans vraiment percer à nouveau.
Elle reste ce que les Anglo-Saxons appellent un one-hit wonder — expression qu'on traduit difficilement en français sans que ça sonne un peu cruel. Disons qu'elle a eu la grâce de toucher juste, une fois, à l'échelle du monde entier. C'est déjà beaucoup.
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