En 2025, l'État a mobilisé 2,5 millions d’euros pour soutenir le sport dans les Vosges

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Publié : 19 février 2026 à 9h15 par
L'état confirme son engagement en faveur du sport dans les Vosges
Crédit : Préfecture des Vosges

En 2025, l’État a confirmé son engagement en faveur du sport dans les Vosges en mobilisant 2,5 millions d’euros pour soutenir les clubs, les jeunes et la vie associative. Ce financement, piloté par la DRAJES Grand Est et le SDJES des Vosges, illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un sport accessible à tous, porteur de valeurs éducatives et sociales.

Pour Hervé Richard, conseiller du DASEN chargé de la jeunesse, de l’engagement et du sport, ces aides couvrent plusieurs axes complémentaires. « Nous avons des soutiens directs aux clubs via les Projets Sportifs Fédéraux, des aides à l’accès à la pratique grâce au Pass’Sport pour les jeunes issus de familles modestes, et le développement de la vie associative via le FDVA », explique-t-il. « Il y a aussi des actions éducatives et d’inclusion, comme le dispositif Impact 2024, ainsi que des pratiques scolaires et des dispositifs jeunesse », précise-t-il.

Le Pass’Sport, levier majeur pour les familles

Parmi les dispositifs, le Pass’Sport est particulièrement impactant pour les parents. Selon Hervé Richard, « il réduit le frein financier pour les familles et constitue véritablement le levier pour prendre la première licence chez les jeunes. Aujourd’hui, ce dispositif est accessible aux enfants de 6 à 13 ans avec une aide de 50 euros pour les familles les plus modestes. » Plus de 3 000 jeunes vosgiens ont déjà bénéficié de cette aide, qui permet de s’inscrire à un club et de continuer la pratique sportive sur le long terme.

Une dynamique territoriale et inclusive

Le soutien de l’État ne se limite pas à l’aide financière. Il passe également par la formation et l’accompagnement des acteurs sportifs. « La formation continue des éducateurs et bénévoles associatifs est une priorité. Il y a encore des besoins, notamment pour renforcer l’engagement et l’accompagnement vers la professionnalisation », souligne Hervé Richard. Le service civique dans les clubs constitue également un premier pas pour de nombreux jeunes vers l’engagement et les métiers du sport.

Au niveau du département, le sport est un véritable facteur de lien social. Il participe à l’inclusion des publics fragiles, à l’animation des territoires ruraux et à l’apprentissage des valeurs collectives. « Le club de proximité peut accueillir tout type de public. Il favorise la diversité et la pérennité des clubs », ajoute Hervé Richard.

Des chiffres qui témoignent de la vitalité du sport vosgien

Le département des Vosges dispose d’un tissu sportif solide et engagé, avec plus de 84 000 licenciés, 1 028 clubs, et près de 2 730 équipements. La pratique féminine représente 40 % des licences, soit le deuxième taux le plus élevé du Grand Est. Avec 1 254 éducateurs sportifs, 100 volontaires en service civique et 74 sportifs de haut niveau, le sport vosgien affiche une vitalité remarquable. La hausse de 2 % du nombre de licenciés sur l’année écoulée illustre l’efficacité de ces soutiens, fruit de la coopération entre les services de l’État, le mouvement sportif et les collectivités locales.

Comme le souligne Blaise Gourtay, préfet des Vosges, « le sport est un levier d’émancipation et de cohésion. Ces soutiens financiers témoignent de la volonté de l’État d’accompagner durablement tous les acteurs du sport vosgien ».

Un engagement durable pour l’avenir

Entre financement direct, dispositifs inclusifs et formation des acteurs, l’État montre sa volonté d’accompagner durablement le développement du sport dans les Vosges. Pour Hervé Richard, « il faut permettre aux jeunes de commencer la pratique dès le plus jeune âge et de leur offrir un encadrement sûr et professionnel, tout en favorisant l’engagement bénévole et la découverte des métiers du sport ».

Ainsi, le sport dans les Vosges ne se limite pas à la performance ou aux compétitions : il est un levier social, éducatif et citoyen, porté par des dispositifs concrets et un investissement constant de l’État.

Hervé Richard, conseiller du DASEN en charge de la jeunesse, de l’engagement et du sport
Crédit : Des propos recueillis par Juliette Schang