Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé à « négligeable », fin du confinement général pour les volailles

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Face à une baisse marquée de la circulation du virus dans la faune sauvage européenne et au terme des grandes migrations aviaires, la ministre de l’Agriculture Annie Gennevard a officiellement abaissé le niveau de risque lié à l’influenza aviaire à « négligeable ». Une bouffée d'oxygène pour la filière avicole : l’obligation de mise à l’abri des volailles est désormais entièrement levée sur le territoire métropolitain.

Publié : 17h08 par
Simon PARMENTIER

Libération totale pour les volailles en zones à risques
Libération totale pour les volailles en zones à risques
Crédit : Bohdan Chreptak de Pixabay

C'est un signal de fin de crise que la filière attendait de pied ferme. Par décision ministérielle, la France entière bascule en niveau de risque « négligeable » concernant l'influenza aviaire hautement pathogène. Cette décision, motivée par l'extinction progressive des cas chez les oiseaux sauvages en Europe et l'achèvement de la période des migrations ascendantes, met un terme à de longs mois de restrictions sévères pour les éleveurs professionnels et les détenteurs de basses-cours.

Libération totale pour les volailles en zones à risques

La conséquence la plus immédiate et attendue de cet arrêté est la fin de l'obligation de claustration ou de mise sous filet des oiseaux. Si les restrictions avaient déjà été levées dès le 26 avril 2026 dans les zones dites "vertes", les territoires les plus sensibles (les "zones à risque particulier", représentés en orange sur les cartes officielles) demeuraient jusqu'alors sous le coup d'un confinement obligatoire.

Depuis le 2 juin 2026, cette ultime barrière est définitivement tombée. Les volailles de toutes les régions françaises peuvent enfin retrouver le plein air. Ce retour à la normale s'accompagne également de deux autres mesures phares très attendues par le monde rural : l’autorisation complète des rassemblements de volailles (foires, marchés, expositions) et la levée immédiate des restrictions qui pesaient sur les activités cynégétiques et la chasse.

Le bilan d'une saison sous haute surveillance

L'abaissement du curseur sanitaire s'appuie sur un bilan épidémiologique stabilisé depuis plusieurs semaines. Au cours de la saison s'étendant du 1er août 2025 au 18 mai 2026, les services de l'État ont recensé un total de 124 foyers de volailles au sein des élevages français. En élargissant le spectre, 31 foyers d'oiseaux captifs ainsi que 319 cas dans la faune sauvage ont été officiellement détectés sur le territoire.

Les derniers signes d'activité du virus remontent maintenant à un mois. Le tout dernier foyer en élevage a été identifié le 18 mai 2026 dans une simple basse-cour située en Haute-Garonne. Du côté de la faune sauvage, l'épisode le plus récent concerne des mouettes trouvées positives le 13 avril 2026 dans le département du Pas-de-Calais. Depuis, le calme plat observé sur le front sanitaire a permis d'acter cette baisse de vigilance réglementaire.

Une vigilance de fond maintenue dans les basses-cours

Si le soulagement est général au sein des exploitations, les autorités locales, à l'image de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de la Moselle basée à Metz, rappellent que « négligeable » ne signifie pas un abandon total des bonnes pratiques.

Le virus de l'influenza aviaire restant structurellement imprévisible, l'ensemble des éleveurs professionnels ainsi que les particuliers détenteurs d'oiseaux d'agrément sont vivement invités à maintenir un niveau de vigilance constant. Le respect strict des mesures de biosécurité élémentaires (protection des points d'alimentation et d'abreuvement des oiseaux face à la faune sauvage, nettoyage régulier des équipements) reste la règle d'or pour pérenniser ce statut sanitaire favorable et aborder l'été en toute sérénité.