Les pompiers de Viterne ne partiront pas le 1er juin mais leur avenir reste en suspens

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Leur caserne tombait en ruine, la fermeture était actée pour le 1er juin. Les pompiers volontaires de Viterne ont finalement obtenu un sursis.

Publié : 10h28 par
Les pompiers de Viterne ne partiront pas le 1er juin mais leur avenir reste en suspens

La caserne des sapeurs-pompiers volontaires de Viterne (Meurthe-et-Moselle) devait fermer ses portes ce dimanche 1er juin. Ce ne sera finalement pas le cas. La mairie a trouvé une solution de repli en extremis : les dix volontaires seront relogés dans les locaux des services techniques de la commune, le temps que le SDIS 54 installe un algéco pour accueillir vestiaires et bureaux.

Un sursis, pas une solution.

Car derrière ce répit se cache une impasse. La caserne historique, construite il y a plus de trente ans par d'anciens pompiers volontaires, est lézardée de fissures profondes. Reposant sur un sol argilo-calcaire instable, à quelques mètres d'un ruisseau, elle a été jugée dangereuse par le cabinet Socotec qui la surveille tous les six mois. Le SDIS 54 a donc exigé son évacuation, sans pour autant prévoir de la remplacer.

Construire une caserne neuve coûterait aujourd'hui 660 000 euros, contre 550 000 euros initialement prévus. Trop cher pour le SDIS, qui a retiré Viterne de son plan immobilier courant jusqu'en 2034. La mairie a pourtant proposé cinq terrains ces dernières années. Tous refusés.

La seule lueur d'espoir viendrait désormais de la communauté de communes de Neuves-Maisons, qui pourrait théoriquement être le seul acteur pour financer une reconstruction. 

En attendant, les dix volontaires, qui couvrent un bassin de 2 650 habitants sur six communes et ont assuré 91 interventions l'an passé, continuent de travailler. Avec un fourgon à 100 000 kilomètres au compteur, des murs qui craquent, et l'incertitude comme horizon.