Loto du Patrimoine 2026 : cinq trésors du Grand Est sauvés de l'oubli

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Au total, 100 projets sont sélectionnés en France métropolitaine et dans les collectivités d’outre-mer.

Publié : 31 août 2026 à 18h32 par
Stéphane Bern est à l'origine et porte la Mission du Patrimoine
Stéphane Bern est à l'origine et porte la Mission du Patrimoine
Crédit : Fondation du Patrimoine

De la ferme vosgienne de Mandray au fort militaire de Saint-Ciergues, en Haute-Marne, le Grand Est compte cette année cinq monuments soutenus par la Mission Patrimoine de Stéphane Bern.

Un coup de pouce financier attendu de longue date par des propriétaires et des associations qui se battent parfois depuis plusieurs décennies pour sauver ces sites de la ruine.

Quatre sites lorrains menacés d'effondrement et un site haut-marnais

En Lorraine, quatre monuments ont été retenus comme sites départementaux de l'édition 2026. En Haute-Marne, un bâtiment devrait être restauré

Cinq monuments régionaux, cinq histoires

  • Dans les Vosges

Dans les Vosges, la ferme du Bois des Fourrières, à Mandray, illustre l'âge d'or des campagnes des Hautes-Vosges, avec sa façade sur rue ornée d'encadrements de baies en grès rose.

Partiellement en ruine, elle présente aujourd'hui un risque réel d'effondrement. Portée par l'association Le Haut-Fer, sa restauration doit à terme en faire un support pédagogique consacré à l'architecture rurale traditionnelle.

Le démarrage des travaux est prévu au printemps 2027. Ils devraient se terminer fin 2028.

La ferme du Bois des Fourrières à Mandray tombe actuellement en ruine.
  • En Meurthe-et-Moselle

En Meurthe-et-Moselle, le château d'Haroué, surnommé le « Chambord lorrain », doit consolider en urgence ses accès.

Ce chef-d'œuvre du XVIIIe siècle conçu par l'architecte Germain Boffrand souffre de désordres importants qui menacent sa conservation.

Ses douves et ses deux ponts d'accès, fragilisés et exposés à un risque d'effondrement, doivent faire l'objet d'une consolidation d'urgence, tout comme ses menuiseries devenues non étanches.

Le démarrage des travaux est prévu au premier semestre 2027. Ils devraient se terminer fin 2028.

Les ponts et douves du château d'Haroué ont un besoin urgent de restauration.
  • Dans la Meuse

Dans la Meuse, l'Hôtel des Fermes de Ligny-en-Barrois, édifié dans la seconde moitié du XVIe siècle et peut-être lié à Marguerite de Savoie, qui gouverna le comté de Ligny, souffre de toitures vétustes et de façades encrassées, notamment à l'arrière du bâtiment.

Une fois restauré, il doit accueillir des chambres d'hôtes et participer à la revitalisation du centre-ville, dans le cadre du programme « Petites villes de demain ».

Le démarrage des travaux est prévu à la fin de cette année. Ils devraient se terminer en décembre 2027.

L'Hôtel des Fermes en Meuse a notamment des toitures vétustes.
  • En Moselle

En Moselle, les rochers rupestres sculptés du Pays de Bitche (situés au cœur de la forêt communale de Lemperg et de Ropperviller) sont retenus.

Ces quatre reliefs gallo-romains, sculptés à même la roche à Lemberg et Roppeviller, constituent un patrimoine archéologique rare, menacé par les intempéries, les mousses et les dégradations humaines.

Le projet prévoit la pose de couvertures protectrices et d'un système de drainage, ainsi que l'installation de panneaux explicatifs pour les randonneurs.

Le démarrage des travaux est prévu au premier semestre 2027. Ils devraient se terminer fin 2027.  

Les motifs sur les rochers commençent à s'effacer.
  • En Haute-Marne

Et enfin, en Haute-Marne, le fort de la Pointe de Diamant, à Saint-Ciergues doit continuer sa restauration.

Construit entre 1874 et 1877 pour se prémunir d'une nouvelle invasion prussienne, ce fort fait partie des huit ouvrages de la place fortifiée de Langres.

Racheté en 2009 par Jean-Rémy Ribout après des décennies d'abandon, il est aujourd'hui restauré par des bénévoles de l'Amicale du fort, dont deux ont consacré une année sabbatique complète au chantier en 2026.

Les travaux portent notamment sur la mise aux normes électrique et la reprise des maçonneries.

La restauration du Fort continue.

Un jeu à gratter et des tirages Loto dédiés

Pour financer l'ensemble de ces chantiers, FDJ United lance dès aujourd'hui la neuvième édition de l'offre de jeux Mission Patrimoine.

Le nouveau jeu à gratter, décliné en trois versions et permettant de remporter jusqu'à 1,5 million d'euros, met en scène six sites emblématiques de cette édition autour d'une rosace centrale inspirée de l'esthétique du vitrail.

Sur chaque ticket vendu, 1,86 € seront reversés à la Fondation du patrimoine.

Huit tirages Loto seront également organisés entre le 7 et le 21 septembre, avec un jackpot minimum de 2 millions d'euros à chaque fois.

Un Super Loto, doté d'un jackpot d'au moins 13 millions d'euros, se tiendra le 18 septembre, à la veille des Journées européennes du patrimoine.

Un dispositif qui a fait ses preuves depuis 2018

Lancée en 2018 à l'initiative de Stéphane Bern, la Mission Patrimoine a déjà permis de venir en aide à plus de 1 080 sites en péril à travers la France, dont plus de 70 % sont aujourd'hui sauvés ou en passe de l'être.

266 chantiers sont toujours en cours et 537 sont terminés.  

Depuis sa création, le dispositif a mobilisé plus de 383 millions d'euros, entre recettes du Loto du patrimoine, crédits du ministère de la Culture et mécénats collectés par la Fondation du patrimoine.

Le montant précis des dotations accordées aux cinq sites du Grand Est sera connu en fin d'année, une fois les ventes des jeux Mission Patrimoine comptabilisées.