Carte scolaire 2026 : enseignants et parents mobilisés contre les suppressions de postes
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Ce jeudi, enseignants, parents et citoyens sont appelés à se rassembler à 14h devant la DSDEN de Meurthe-et-Moselle à Nancy pour dénoncer une carte scolaire jugée particulièrement dégradée par l’intersyndicale éducation du département. La grève et le rassemblement font suite à l’annonce d’une dotation imposée par le gouvernement : au niveau national, 4 000 postes seront supprimés, dont 152 pour l’académie et 53 pour la Meurthe-et-Moselle.
Anne Hautenauve, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 54, explique l’enjeu : « Cette dotation, c’est moins 53 postes, ce qui veut dire que notre département doit rendre 53 postes. On va perdre 53 postes avec toutes les conséquences que ça a en termes de fermeture de classes et de dégradation des conditions de travail et d’enseignement. » Selon elle, le gouvernement justifie ces suppressions par la baisse démographique, mais « dans notre département, la baisse démographique touche l’école publique alors que les écoles privées, elles, ne perdent pas d’élèves, mais en gagnent ». Pour Anne Hautenauve, cette logique comptable fragilise directement la qualité de l’enseignement et encourage certains parents à choisir l’école privée.
Le constat est alarmant : cette année, 65 postes sont retirés, contre une seule ouverture de classe. Les conséquences se traduisent par des classes surchargées, une diminution des remplaçants et un accueil dégradé des élèves à besoins particuliers. « Plus on a d’élèves à besoins particuliers, plus on a besoin de dégager du temps pour s’en occuper. Et ce temps-là, on ne l’a pas », souligne la syndicaliste, rappelant le manque d’AESH et de psychologues scolaires dans le département. Elle ajoute que la baisse démographique aurait pu être une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la formation des enseignants et reconstruire les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté.
Face à cette situation, l’intersyndicale appelle à la mobilisation générale : « Enseignants, parents d’élèves, mais pas que : l’école concerne toute la société. Venez nous soutenir pour défendre chaque école et exiger plus de moyens pour l’éducation publique », conclut Anne Hautenauve.
Dans les Vosges, la situation est tout aussi préoccupante. Selon Nicolas Thomas (SNES FSU Vosges) pour le CSA-SD second degré, 21 postes étaient proposés à la fermeture dans les collèges vosgiens, malgré l’ouverture d’un poste de référent REP+ au collège Saint-Exupéry d’Épinal et de trois postes en ULIS. Certaines disciplines, comme la technologie ou la physique-chimie, sont particulièrement touchées, et certains enseignants risquent même de devoir quitter le département faute de postes disponibles. Des établissements comme le collège Malraux de Senones voient plusieurs postes menacés, avec pour conséquence directe des difficultés pour le mouvement des enseignants. Le vote syndical a été unanimement contre ces fermetures, et un nouveau CSA est prévu le 2 avril pour étudier les propositions de la DSDEN.
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