CFA Alméa de Chaumont menacé : 340 élèves face à un avenir incertain
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/661078763_1457341506403588_3269980309026413458_n1775207262346.jpg)
La nouvelle est tombée comme un coup de massue. Lundi 30 mars, à 13 heures, les formateurs du CFA Alméa de Chaumont ont appris par mail la fermeture prochaine de leur établissement, prévue à la fin de l’année scolaire. Une annonce soudaine, sans concertation, qui laisse aujourd’hui élèves, enseignants et entreprises partenaires dans une profonde incertitude.
Au total, 348 élèves à Chaumont sont directement concernés, ainsi qu’une vingtaine de formateurs et une quinzaine de personnels administratifs. À Saint-Dizier, une trentaine d’apprentis sont également impactés. Derrière ces chiffres, ce sont des parcours entiers qui vacillent dans des filières essentielles comme la boulangerie, la pâtisserie, la mécanique, la carrosserie, la boucherie, la coiffure ou encore la vente.
Dans le mail envoyé aux équipes, la direction évoque « l’arrêt total des activités » dans le département de la Haute-Marne, sauf en cas de reprise par un tiers. Une formulation qui laisse peu de place à l’espoir, et qui a immédiatement provoqué stupeur et colère.
« C’est un drame de société » selon Pierrick White
Interpellé par les salariés dès l’annonce, Pierrick White, conseiller municipal d’opposition à Chaumont, dénonce une situation extrêmement préoccupante.
« Les salariés du groupe Alméa ont reçu un mail de leur direction générale leur indiquant que le groupe faisait face à de graves soucis financiers, et que l’une des solutions était la fermeture pure et simple des sites de Chaumont et Saint-Dizier », explique-t-il.
Pour lui, les conséquences sont lourdes pour les jeunes : « C’est un drame de société pour l’ensemble des élèves. » Il insiste notamment sur les difficultés à venir : « Pour des apprentis, aller à Troyes et Châlons, c’est des coûts de déplacement non négligeables. »
L’élu s’inquiète aussi d’un décrochage plus large : « Quand on s’engage dans un parcours de formation de deux ou trois ans, on est engagé pleinement sur son territoire et ces jeunes-là se retrouvent laissés en pleine nature. »
Un appel à une réaction rapide des pouvoirs publics
Face à cette situation, Pierrick White appelle à une mobilisation rapide des collectivités.
« Il faut agir très vite puisque septembre, c’est demain », alerte-t-il, précisant ne pas avoir encore reçu de réponse à ses sollicitations.
Selon lui, une solution existe : « Il faut que ce centre de formation redevienne un centre de formation public », avec un engagement des acteurs publics et économiques pour maintenir les formations en Haute-Marne.
Un enjeu qui dépasse le cadre du CFA
Au-delà de l’établissement, c’est tout un territoire qui est concerné. « Former nos jeunes, nous les inciterons à rester ici. En ne faisant rien, on va les encourager à quitter notre département », prévient l’élu.
Il appelle également à une mobilisation plus large : « Ce n’est pas une problématique ni chaumontaise ni bragarde. C’est une problématique départementale. »
Alors que des réunions doivent se tenir pour préciser l’avenir du site, élèves, formateurs et élus attendent désormais des réponses concrètes.
Une décision dénoncée par les syndicats
La colère dépasse les murs de l’établissement. La CGT dénonce une décision « brutale, opaque et irresponsable », prise sans concertation et aux lourdes conséquences pour le territoire. Le syndicat pointe une annonce faite « par un simple mail, sans préavis », laissant plusieurs centaines d’alternants et des salariés dans l’incertitude.
Il alerte également sur les répercussions pour les entreprises locales et sur le risque de fragiliser davantage l’apprentissage, pourtant considéré comme un levier essentiel vers l’emploi. La grève de la faim entamée par un formateur illustre, selon lui, la gravité de la situation.
Face à un projet de « réorganisation » contesté, la CGT appelle à ne pas sacrifier la formation et l’emploi au nom d’impératifs économiques, et demande des réponses rapides pour garantir un avenir aux élèves comme aux équipes pédagogiques.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/cegoh_construction_271873_19201775539908666.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/succo_hammer_6200111775123765906.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/69cbc476c0e9d1597039901775120238293.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/image__5_1774945318240.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/mabelamber_park_2892769_19201774625544559.jpg)