Crash d’un Mirage 2000D en Meurthe-et-Moselle : le parquet de Metz confirme la mort des deux militaires

Faits diversInfos

L’appareil de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s’est écrasé mardi soir lors d’un vol d’entraînement de nuit. Les causes restent à déterminer.

Publié : 18h51 par
Un mirage 2000D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey
Un mirage 2000D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey
Crédit : Ministère des Armées et des Anciens Combattants

Deux décès confirmés, sous réserve d’analyses ADN

Selon le parquet de Metz, en charge de l’enquête, « les éléments découverts sur la zone de l’accident permettent de confirmer deux décès ». Le parquet précise toutefois que ces éléments « doivent cependant être confortés par des analyses ADN en cours aux fins d’identification ».

Le second membre d’équipage, qui était encore recherché, est donc lui aussi considéré comme décédé. L’armée n’a pas communiqué l’identité des deux militaires. Selon les informations recueillies, il s’agirait d’un pilote de 27 ans et d’un navigateur de 44 ans, une précision qui reste à confirmer officiellement.

Un vol d’entraînement de nuit, en approche finale

Un Mirage 2000D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s’est écrasé mardi 20 octobre, vers 22 h 30, dans un bois de Meurthe-et-Moselle, entre Nancy et Pont-à-Mousson. Le lieu d’impact se situe à cheval sur deux communes, dont Tremblecourt, du côté de Rogéville.

L’appareil effectuait une mission d’entraînement de nuit, un exercice de routine mené généralement les mardis et jeudis. Il était en approche finale pour revenir sur la base lorsque la tour de contrôle a perdu le contact radio.

Une nuit de recherches dans les bois

Dès les premières heures, un centre de gestion de crise a été activé en préfecture et un poste avancé de commandement installé à Rogéville. Secours et gendarmerie ont mobilisé tous les moyens techniques disponibles, notamment des drones.

Aucun hélicoptère n’a pu être engagé. « Nuit, brouillard, temps extrêmement mauvais, donc ce n’était pas concevable », a expliqué le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, le lendemain de l’accident. Les recherches ont donc été menées à pied, au milieu des bois, avec l’appui des drones. Le lieu d’impact a été identifié en peu de temps.

Le corps du pilote a été retrouvé dans la nuit de mardi à mercredi. Le second militaire a ensuite été activement recherché, jusqu’à la confirmation du parquet ce jeudi.

« Un choc terrible » pour la base de Nancy-Ochey

Sur place mercredi matin, le commandant de la base aérienne 133, Ludovic Humbert, a d’abord adressé un message de soutien aux camarades impliqués et à leurs familles, « aujourd’hui, dans les prochains jours et dans les prochains mois ».

Il a décrit un équipage composé d’un officier pilote de chasse et d’un officier navigateur système d’armes, « formé, entraîné, aguerri » : un navigateur très expérimenté et un jeune pilote récemment arrivé sur la base, mais disposant de toutes les qualifications nécessaires. Le Mirage 2000D avait, lui, été rénové récemment. « Il est très moderne et n’a pas forcément de problème de fiabilité », a-t-il souligné.

La base, déjà touchée ces dernières années par un accident du même type, vit un « choc terrible ». Le commandant a eu une pensée pour tous les navigateurs de la base, qui « traversent encore ça aujourd’hui avec beaucoup de difficultés ».

Les causes de l’accident encore inconnues

Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances du drame. Le commandant se refuse à toute hypothèse : « On serait encore au stade des supputations, le temps viendra pour l’enquête de confirmer les circonstances exactes de ce drame. »

Il a simplement reconnu que les conditions météo « n’étaient pas vraiment optimales » et que le vol à très basse altitude fait partie des capacités de l’appareil, sans en tirer de conclusion. L’heure du décollage n’a pas été communiquée.

L’hommage du chef de l’État

En déplacement à Doha, au Qatar, Emmanuel Macron a présenté en fin de matinée mercredi « les condoléances de la Nation » à la famille, aux proches et aux frères d’armes du pilote, alors que le navigateur était encore activement recherché.