Sécheresse dans les Vosges : ce qui change (et ce qui reste interdit) en alerte renforcée
Le préfet Blaise Gourtay abaisse d’un cran les restrictions d’eau sur deux bassins versants. Des limitations importantes restent toutefois en vigueur jusqu’au 30 novembre 2026.
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Un premier signe d’apaisement dans un département éprouvé par la sécheresse. Par un arrêté, le préfet des Vosges, Blaise Gourtay, a décidé d’abaisser le niveau de restriction des usages de l’eau sur les bassins versants de la Moselle amont et de la Meurthe. Ils passent de la crise à l’alerte renforcée, au regard de l’amélioration de la situation hydrologique.
Une amélioration localisée, pas un retour à la normale
La décision ne vaut pas pour tout le territoire. Les bassins versants de la Meuse amont et de la Saône amont restent en situation de crise, le niveau le plus élevé de gestion de la ressource en eau en période de sécheresse, compte tenu des fortes tensions qui persistent sur ces secteurs.
Le préfet souligne que, malgré cette amélioration, la situation demeure fragile. Les usagers sont invités à maintenir des comportements économes afin de préserver les ressources disponibles et de garantir en priorité l’alimentation en eau potable de la population.
Moselle amont et Meurthe : ce qui change, ce qui reste interdit
Le passage en alerte renforcée assouplit certaines mesures, mais des limitations importantes demeurent.
L’arrosage des espaces verts et massifs fleuris est interdit, sauf pour les arbres et arbustes plantés en pleine terre depuis moins de deux ans, qui peuvent être arrosés entre 20 h et 9 h. L’arrosage des jardins potagers entre 9 h et 20 h et des terrains de sport entre 11 h et 18 h est également interdit.
Le remplissage des piscines privées et des bains à remous est interdit, sous réserve des exceptions prévues par l’arrêté, notamment pour la remise à niveau. Le lavage des véhicules est interdit à domicile mais le lavage en station professionnelle est autorisé sous certaines conditions.
Le nettoyage des façades, murs, toitures, trottoirs et surfaces imperméabilisées est interdit, sauf exceptions prévues par l’arrêté, notamment pour certaines interventions de collectivités, d’établissements publics ou d’entreprises professionnelles équipées de matériel haute pression.
Et enfin, l’irrigation des cultures agricoles par aspersion est interdite entre 9 h et 20 h. L’irrigation localisée, est, elle, autorisée.
Certains usages économiques et travaux en cours d’eau restent également soumis à des mesures de limitation.
Meuse amont et Saône amont : les restrictions les plus fortes maintenues
Sur ces deux bassins, les mesures les plus strictes continuent de s’appliquer à l’ensemble des usagers : particuliers, collectivités, entreprises, administrations et exploitants agricoles. Parmi elles :
- le remplissage et la remise à niveau des piscines privées et des bains à remous sont interdits ;
- le lavage des véhicules est interdit, sauf impératif sanitaire ;
- l’arrosage des jardins potagers est interdit entre 9 h et 20 h ;
- l’arrosage des pelouses, espaces verts et terrains de sport est interdit, selon les dispositions prévues par l’arrêté ;
- le nettoyage des façades, murs, toitures, trottoirs et autres surfaces imperméabilisées est interdit, sauf impératif sanitaire ;
- l’irrigation des cultures par aspersion est interdite.
Ces dispositions s’appliquent jusqu’au 30 novembre prochain, sauf évolution de la situation hydrologique justifiant leur adaptation ou leur levée anticipée. Les services de l’État assurent un suivi régulier de la situation hydrologique, hydrogéologique et météorologique pour ajuster les mesures si nécessaire.
Des sanctions en cas de non-respect
Le préfet appelle l’ensemble des usagers, y compris les exploitants de centrales hydroélectriques, à respecter strictement les mesures applicables à leur secteur et à poursuivre leurs efforts d’économie d’eau. Le non-respect des restrictions est passible d’une amende pouvant atteindre 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive.
Pour consulter l’arrêté
Les restrictions applicables, ainsi que les éventuelles dérogations et conditions particulières, sont précisées dans l’arrêté préfectoral. Les usagers sont invités à le consulter pour connaître les règles correspondant à leur situation.
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