Hausse du prix des carburants : les commerçants de proximité sous pression
Les commerçants tirent la sonnette d’alarme face à la hausse des prix du carburant et de l’énergie.
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À Thaon-les-Vosges, comme dans de nombreuses villes de la région Grand Est, les commerçants et artisans ressentent de plein fouet les conséquences des hausses des prix de l’énergie et du carburant. Guillaume Romaire, gérant du restaurant La Bergamote et de Pizza DPB, témoigne dans une interview exclusive pour Magnum la Radio de la situation alarmante qui touche ses établissements.
« Je voulais simplement alerter », explique-t-il. « Ce n’est pas un appel au secours, c’est une sonnette d’alarme. Après 14 ans d’activité, j’ai peur de me lever le matin et de découvrir quelle facture va tomber. » La vidéo qu’il a publiée sur Facebook a suscité une forte réaction, car elle reflète une réalité partagée par de nombreux commerçants : le quotidien devient de plus en plus difficile.
Une clientèle qui se restreint
La hausse des prix des carburants impacte directement la fréquentation des commerces. « Quand on dépense 200 euros de plus pour l’essence, ces 200 euros, on ne les dépense plus pour se faire plaisir », détaille Guillaume Romaire. Le réflexe est immédiat : le petit extra, comme un dessert ou un repas au restaurant, disparaît du budget familial. Pour lui, la conséquence est tangible : « Nous avons divisé notre capacité par deux. Normalement, le midi, on servait 50 à 60 clients. Aujourd’hui, atteindre 30 couverts est déjà un bon résultat. »
Les charges, elles, restent inchangées. « L’électricité coûte 5 000 euros par mois, que je fasse 5 ou 100 couverts. Cela s’explique par la guerre en Ukraine et la flambée des prix de l’énergie. Même si nous avons réussi à absorber ces coûts sans trop répercuter sur nos clients, ajouter la baisse de fréquentation devient catastrophique. »
Une réalité peu comprise par les décideurs
Pour Guillaume Romaire, le décalage entre le quotidien des commerçants et la perception des pouvoirs publics est criant. « Les élus locaux comprennent la situation parce qu’ils la vivent au quotidien. Mais les grands dirigeants devraient redescendre sur Terre et voir ce que c’est vraiment, au moins pour une journée. » Selon lui, la solution passe par un soutien concret : « Baisser les charges, c’est redonner du pouvoir d’achat et nous permettre de vivre dignement de notre travail. »
Un message aux consommateurs
Mais Guillaume Romaire ne se limite pas à interpeller les institutions. Il s’adresse aussi aux clients et au grand public : « Nous ne demandons pas des miracles. Nous voulons simplement pouvoir continuer à vivre dignement de notre travail, sans pression constante. »
La vidéo de Guillaume Romaire a surpris par son impact. « Je ne pensais pas qu’elle toucherait autant de monde. Mais elle a révélé que nous ne sommes pas seuls : de nombreux commerçants et artisans vivent la même situation. Cela ne paye pas nos factures, mais cela nous montre que nous sommes tous dans le même bain. »
Cette voix, celle d’un restaurateur qui fait face à la double pression de la hausse des coûts et de la baisse de fréquentation, illustre un problème plus large : la fragilité des commerces de proximité face aux crises économiques et énergétiques.
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