Mort de Bryan Muller : la noyade accidentelle retenue par le parquet d'Épinal
Le procureur de la République d'Épinal a tenu une conférence de presse ce lundi 27 avril pour faire le point sur la mort du jeune Bryan Muller, dont le corps a été retrouvé dans le Madon le 17 avril dernier. La piste accidentelle est officiellement retenue.
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Le procureur de la République d'Épinal, Frédéric Nahon, a confirmé lundi matin, lors d'une conférence de presse au tribunal judiciaire, les conclusions des analyses menées par l'institut médico-légal de Nancy : Bryan Muller, 20 ans, originaire de Rambervillers, est mort par noyade accidentelle.
Un corps retrouvé deux semaines après la disparition
Bryan Muller avait disparu dans la nuit du 3 au 4 avril, après avoir été sorti de la discothèque Le Replay à Légéville-et-Bonfays en raison de son état d'ébriété et de son comportement. Son corps a été retrouvé le 17 avril dans le Madon, à quelques centaines de mètres de l'établissement, caché sous des branchages.
Une question s'était alors posée : pourquoi les plongeurs, qui avaient sondé la rivière dès le lendemain de la disparition, n'avaient-ils pas localisé le corps plus tôt ? Le procureur apporte plusieurs éléments de réponse : au moment des premières recherches, le niveau de l'eau était bien plus élevé — environ 50 centimètres de plus — et l'obscurité de l'eau rendait les recherches difficiles. Le corps était de surcroît dissimulé sous des branchages, à un endroit qui avait pourtant déjà été exploré le 5 avril.
Aucune trace de violence, de l'eau dans les poumons
L'autopsie est formelle : le corps de Bryan Muller ne présentait aucune lésion, aucune fracture, aucune trace de violence, et n'était pas ligoté. Ce constat écarte toute hypothèse d'intervention d'un tiers. La présence de liquide dans les poumons vient en revanche confirmer la noyade.
Une analyse des diatomées est encore en cours afin de comparer l'eau retrouvée dans les poumons à celle du Madon, et d'établir avec certitude que c'est bien dans cette rivière que le jeune homme s'est noyé.
Selon le médecin légiste, le schéma correspond à celui d'une immersion immédiate, suivie d'une remontée du corps après plusieurs jours. Compte tenu de la température de l'eau du Madon, le corps serait resté immergé une dizaine de jours avant de remonter à la surface.
Un taux d'alcool élevé au moment des faits
Les expertises toxicologiques ont révélé un taux d'alcool de 2,38 g/l dans le sang de la victime au moment de sa mort. Pour le procureur, cet état avancé d'ivresse explique à la fois la chute du jeune homme dans la rivière et ses difficultés à réagir pour en sortir.
L'enquête se poursuit
L'enquête, confiée à la brigade de gendarmerie de Neufchâteau et à la section de recherche de Nancy, n'est pas officiellement clôturée. Elle se poursuit, selon le procureur Frédéric Nahon, « uniquement dans l'attente des dernières expertises médico-légales », notamment les résultats de l'analyse des diatomées.
La piste accidentelle reste à ce stade l'hypothèse officielle et retenue par la justice.
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