Un appel à témoignages lancé dans trois diocèses après des accusations visant un prêtre décédé

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Ce sont les diocèses de Saint-Dié, de Nice et de Fréjus-Toulon qui lancent cet appel commun.

Publié : 16h20 par
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Crédit : norbert47 - Pixabay

Les diocèses de Saint-Dié, de Nice et de Fréjus-Toulon ont lancé ce lundi 16 mars 2026 un appel à témoignages commun concernant l’abbé Pierre Jeanvoine, prêtre décédé en 2012. Une accusation récente fait état de violences sexuelles qui auraient été commises dans les années 1960.

Selon un communiqué conjoint signé par les évêques François Gourdon (Saint-Dié), François Touvet (Fréjus-Toulon) et Jean‑Philippe Nault (Nice), un témoignage met en cause l’ancien prêtre pour des faits qui auraient eu lieu entre 1966 et 1968 au sein de la manécanterie de l’Institution Saint-Joseph à Épinal, dans le diocèse de Saint-Dié.


Des faits présumés dans les Vosges dans les années 1960

D’après les éléments rendus publics, l’abbé Pierre Jeanvoine avait été nommé à l’Institution Saint-Joseph d’Épinal en 1948, où il encadrait notamment la manécanterie. Les faits dénoncés se seraient déroulés dans ce cadre entre 1966 et 1968.

Le prêtre a ensuite quitté les Vosges en 1968 pour rejoindre Saint‑Raphaël, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, avant d’être affecté en 1975 à Antibes, dans le diocèse de Nice.

Bien que l’homme soit décédé en 2012, les trois diocèses expliquent avoir souhaité rendre publique cette information afin de permettre à d’éventuelles victimes de se manifester.


« Un devoir de justice et de vérité »

Dans leur communiqué, les évêques expliquent agir « dans un souci de justice et de vérité ». Ils invitent toute personne qui aurait été victime, ou qui aurait connaissance de faits similaires, à prendre contact avec les dispositifs d’écoute mis en place.

Les victimes peuvent notamment s’adresser aux cellules d’écoute des diocèses concernés, à l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (INIRR) ou encore à l’association France Victimes.

Les responsables de l’Église catholique affirment vouloir « condamner avec force et détermination de tels actes » et expriment « leur soutien et leur profonde compassion aux personnes victimes ».

Ils rappellent également que « quel que soit le temps écoulé, nulle violence, agression ou abus ne doit être ignoré, et aucune victime écartée ».


Les contacts pour témoigner

Plusieurs dispositifs sont proposés aux personnes souhaitant se manifester :

Les diocèses assurent que toute personne qui le souhaite pourra être entendue et accompagnée dans une démarche de reconnaissance et de réparation.