Don d'organes : en parler, c'est déjà sauver des vies
Ce lundi 22 juin, la France célèbre la Journée nationale du don d'organes et de tissus. Un geste qui peut sauver jusqu'à sept vies. Valérie Jacquel, coordinatrice de prélèvement d'organes et de tissus au CHRU de Nancy, témoigne.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/donation1782117190243.jpg)
L'année 2025 restera dans les mémoires. Pour la première fois en France, plus de 6 000 greffes ont été réalisées en une seule année, 6 148 exactement, grâce à 1 590 donneurs. Un record historique, qui concerne aussi Nancy. « C'est pas que à Nancy, mais Nancy a bien travaillé aussi », reconnaît Valérie Jacquel.
Pourtant, derrière ces chiffres, la réalité reste lourde : au 1er janvier 2026, près de 24 000 patients attendaient encore une greffe en France.
Présumé consentant, mais…
En France, le consentement au don d'organes est présumé. Autrement dit, chacun est considéré comme donneur, sauf opposition explicite de son vivant, soit en le disant à ses proches, soit en s'inscrivant au registre national des refus. Pourtant, le taux de refus atteint 37 % au niveau national. Une réalité que Valérie Jacquel connaît bien, elle qui rencontre les familles dans les moments les plus difficiles.
« Quand on ne sait pas et que les proches ne se sont pas positionnés, on a souvent un refus à cause d'un doute ou parce qu'on a peur de faire quelque chose qu'il n'aurait pas voulu », explique-t-elle. C'est précisément pour cela que la coordinatrice insiste : parler de sa position à ses proches, c'est les protéger. « C'est toujours des situations dramatiques et ils sont déjà complètement sidérés par ce qui vient d'arriver. »
Bien plus que les organes
Le don ne se limite pas aux organes vitaux. Les tissus (cornées, peau, os, valves cardiaques, artères, ligaments, tendons, ménisques) peuvent eux aussi transformer des vies. « Le tissu le plus répandu, le plus greffé et le plus prélevé, c'est la cornée, pour redonner la vue », précise Valérie Jacquel. La peau du dos, elle, sert de pansement provisoire pour les grands brûlés. Les os permettent d'éviter des amputations lors de tumeurs osseuses. « Ça peut sauver des vies également. »
Il est également possible de donner de son vivant : un rein, ou un lobe de foie. En 2025, trois greffes rénales et onze greffes de lobe de foie ont été réalisées à partir de donneurs vivants au CHRU de Nancy.
Un engagement jusqu'au bout
Au CHRU, les infirmières de coordination recensent les donneurs potentiels, vérifient l'absence de contre-indications, accompagnent les réanimateurs dans le diagnostic de mort encéphalique, rencontrent les familles et organisent l'ensemble du prélèvement jusqu'à la toilette mortuaire. « Pour nous, les donneurs, c'est des héros et on en prend grand soin », affirme Valérie Jacquel.
L'établissement a d'ailleurs été labellisé « Hôpital ambassadeur du don d'organes » en 2025, une reconnaissance nationale de son implication. Nancy est également devenue ville ambassadrice du don d'organes. À cette occasion, une marche intitulée « Les 7 vies » était organisée ce dimanche au Parc de la Pépinière, rappelant qu'un seul donneur peut sauver jusqu'à sept personnes.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/magnum/images/logo_USmShS5Cv1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/IMG_43591782147205675.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/pexels_shvetsa_68991561782143224539.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/images__13_1782114362313.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/AdobeStock_414232987_scaled1782114060506.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/Ufhbm7hWrE/image/image_train_1__2_1781894443739.jpg)