Épinal : vers une première année de médecine à la rentrée 2028 ?

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Développer une offre de formation en santé à Épinal : c'est l'ambition portée par Cédric Haxaire.

Publié : 1er septembre 2026 à 10h45 par
Épinal : vers une première année de médecine à la rentrée 2028 ?
Crédit : Épinal : vers une première année de médecine à la rentrée 2028 ?

Le maire de Thaon-les-Vosges et président de la Communauté d'agglomération d'Épinal (CAE), Cédrix Haxaire, s'est rendu à Nancy, aux côtés du sénateur Jean Hingray, pour rencontrer le doyen de la faculté de médecine, Stéphane Zuily, et la présidente de l'Université de Lorraine, Hélène Boulanger.

Rapprocher les formations du territoire

L'objectif de cette rencontre : évoquer les conditions de faisabilité et un calendrier pour l'installation d'une première année de médecine à Épinal. Un projet qui s'inscrit dans le schéma de déploiement universitaire-territorial signé entre l'Université de Lorraine et l'Aglo en 2024.

Pour Cédric Haxaire, le constat est simple : de nombreux lycéens vosgiens de bon niveau renoncent à poursuivre leurs études après le bac, freinés par le coût de la vie étudiante ou l'éloignement des campus. Rapprocher les formations du territoire faciliterait donc leur parcours.

Une rentrée 2028 en ligne de mire

Le calendrier est directement lié à la réforme gouvernementale de la première année de médecine, qui doit entrer en vigueur dès la rentrée 2027. Les étudiants devront alors choisir deux parcours : un accès santé, et un second pilier pouvant relever de la santé ou d'autres disciplines comme les mathématiques ou la physique-chimie. Une sélection interviendra en fin d'année pour orienter les étudiants vers la santé ou vers un autre cursus.

L'Université de Lorraine étant pour l'instant concentrée sur la mise en place de cette réforme, une déclinaison de ce dispositif à Épinal est envisagée pour la rentrée 2028, potentiellement adossée à l'UFR STAPS, qui dispense déjà un enseignement de santé dans son cursus.

Des obstacles à lever

Le projet devra toutefois composer avec plusieurs difficultés : des universités en tension budgétaire, dans un contexte de restrictions généralisées, et une démographie vosgienne peu favorable, avec moins de jeunes passant le baccalauréat. Un point de vigilance pour Cédric Haxaire, qui rappelle la nécessité d'accueillir davantage d'étudiants, y compris internationaux, pour soutenir ces formations.

Un atout de poids pour la réussite du projet : l'implication du centre hospitalier d'Épinal, prêt à mobiliser des tuteurs et des terrains de stage, sous l'impulsion de son directeur David Larivière.

Si la lutte contre la désertification médicale n'est pas l'objectif premier de la démarche, elle en constitue un effet corollaire assumé : permettre à des jeunes de s'ancrer durablement dans le territoire, à l'hôpital comme en médecine de ville.

Un parcours par nature partiel

Cette première année ne concernerait toutefois qu'une étape du cursus. Dès la deuxième année, les étudiants devront rejoindre Nancy, où sont regroupées les filières santé (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, ergothérapie), soit environ 300 étudiants par promotion, un effectif jugé trop restreint pour envisager une répartition sur l'ensemble du territoire lorrain. Un schéma déjà appliqué avec succès pour d'autres filières, comme STAPS ou les sciences.

D'autres projets à venir

Cédric Haxaire annonce également le développement à Épinal d'un cursus d'infirmiers en pratique avancée (IPA), potentiellement hébergé à l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) d'Épinal, sur une temporalité comparable à celle du projet médecine. Là encore, le centre hospitalier et l'ordre infirmier sont pleinement mobilisés.

Plus largement, l'élu souhaite renforcer les passerelles entre les différentes filières et organismes de formation du territoire, avec l'ambition de faire émerger de nouvelles formations, notamment autour de la décarbonation industrielle, en rapprochant l'ENSTIB, les IUT et d'autres acteurs.

Cédric Haxaire développe les objectifs
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Crédit : Des propos recueillis par Juliette Schang