L’école des drones de l’armée de terre, une unité jeune qui veut se faire connaître

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Créée en 2023 à Semoutiers-Montsaon, en Haute-Marne, l’école des drones de l’armée de terre forme les télépilotes, moniteurs et instructeurs de toute l’armée. Son amicale, qui soutient les militaires et leurs familles, s’ouvre au public avec un premier loto samedi 24 octobre à Châteauvillain.

Publié : 9h10 par
L’école des drones de l’armée de terre, une unité jeune qui veut se faire connaître
Crédit : A.Thomas-Trophime/armée de terre

Elle est encore peu connue des habitants de la région, et pourtant, c’est elle qui forme les pilotes de drones de l’armée de terre. Installée sur la base de Semoutiers-Montsaon, l’école des drones a été créée en 2023 et partage le site avec le 61e régiment d’artillerie.

Former pour « massifier » les drones

« L’école a été créée dans la volonté de nos chefs de massifier le nombre de dronistes et de drones au sein des forces », explique le lieutenant Grégoire, chef de section à la batterie de formation de drones. L’armée de terre s’est donc dotée d’une école dont l’objectif est quasiment unique : former les télépilotes, les moniteurs et les instructeurs, qui mettent ensuite en œuvre les drones au sein de leurs régiments et de leurs unités.

L’unité est interarmes : elle forme aussi bien des fantassins que des militaires de la cavalerie, du train ou du génie. Ses instructeurs interviennent aussi directement sur les terrains d’opérations, en Guyane, à La Réunion ou en opérations extérieures, ainsi qu’auprès d’autres ministères. L’école travaille enfin sur des questions de prospective et d’innovation.

Une unité interarmes
Lieutenant Grégoire, chef de section
Crédit : Des propos recueillis par Juliette Schang

Une amicale pour la solidarité

Comme dans beaucoup d’unités, une amicale fait vivre l’esprit de corps et la solidarité. Celle de l’école des drones, présidée par le lieutenant Grégoire, intervient « quand l’institution n’a pas ou plus de marge de manœuvre ». Si un militaire est blessé et éloigné du travail, elle peut aider sa famille pour les courses, les tâches du quotidien ou rendre visite à l’hôpital. « Ça peut être des choses toutes simples de la vie. »

Le lieutenant tient à ce que l’association reste distincte du commandement. Elle est faite « pour et par l’ensemble des personnels », du jeune militaire non gradé au chef de corps, sans différence de grade.

Pour l’amicale, l’enjeu est aussi de faire connaître l’école
Lieutenant Grégoire, président de l'Amicale
Crédit : Des propos recueillis par Juliette Schang

S’ouvrir au territoire

Pour l’amicale, l’enjeu est aussi de faire connaître l’école. « Les gens connaissent plus historiquement le 61e et moins l’école des drones », constate le lieutenant. Des familles vivent sur place, des conjoints travaillent, des enfants vont à l’école : « Le militaire fait aussi partie du tissu social de la région. » Le lieutenant évoque un « lien armée-nation » qu’il souhaite entretenir, en montrant que les militaires sont « des hommes et des femmes comme tout le monde, accessibles ».

Mercredi 21 octobre, ils ont tenu un stand au Leclerc de Chaumont, avec un robot terrestre et un simulateur pour s’essayer à la prise en main d’un drone. Une collecte a aussi été organisée au profit du Bleuet de France, pour les blessés des forces armées. « Une somme substantielle » a été récoltée.

Un premier loto samedi

Premier événement tout public de l’amicale : un loto, samedi 24 octobre, à la salle des fêtes de Châteauvillain. Pour constituer les lots, les militaires ont sollicité commerçants, artisans et entreprises du secteur, ce qui leur a aussi permis de nouer des contacts. Le gros lot est un bon d’achat de 500 euros chez Leclerc.

La salle peut accueillir environ 240 personnes. Les portes ouvrent à 18 h, le loto commence à 20 h. Il reste quelques places et la réservation est vivement conseillée, au numéro indiqué sur l’affiche de l’événement.