Le SDIS 54 porte plainte après deux agressions de pompiers en intervention

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Deux équipages de sapeurs-pompiers ont été injuriés, menacés, et pour l'un d'eux agressé physiquement, lors d'interventions à domicile ce week-end à Malzéville et à Pulnoy.

Publié : 7h19 par
MAGNUM LA RADIO

Le week-end dernier a été marqué par deux épisodes de violence à l'encontre des secours dans l'agglomération nancéienne. Le Service départemental d'incendie et de secours de Meurthe-et-Moselle (SDIS 54) a déposé plainte après que ses équipes ont été prises à partie lors de deux interventions à domicile, à Malzéville et à Pulnoy.

À Malzéville, dimanche matin, les pompiers avaient été appelés par une jeune femme inquiète de ne pas voir son compagnon, âgé d'une vingtaine d'années, se réveiller. Une fois sorti du sommeil, le jeune homme s'en est pris verbalement puis physiquement aux secours : il aurait insulté et menacé les sapeurs-pompiers, les ambulanciers privés et les policiers présents sur place, allant jusqu'à donner un coup de tête à l'un des pompiers. Maîtrisé, il a finalement été conduit à l'hôpital central de Nancy, où il aurait continué à se montrer difficile envers le personnel soignant.

Le même dimanche, à Pulnoy, un autre équipage a été confronté à une situation similaire : une personne secourue à son domicile a menacé et injurié les pompiers, sans toutefois en venir aux mains.

Face à ces deux épisodes survenus le même jour, le SDIS 54 a choisi de porter plainte et de le faire savoir publiquement, via un message publié ce lundi sur sa page Facebook. Le service y dénonce des comportements « intolérables » envers ses agents et prévient qu'il n'y aura « aucune tolérance » pour ce type d'agissements.

Ces agressions surviennent alors que la profession traverse une période de forte tension sociale à l'échelle nationale. Neuf organisations syndicales de sapeurs-pompiers ont en effet déposé un préavis de grève courant du 8 septembre au 20 octobre 2026, au sortir d'un été marqué par des mégafeux qui ont mis les casernes à rude épreuve. Les syndicats réclament notamment le recrutement de milliers de professionnels supplémentaires et un financement pérenne des services d'incendie et de secours, jugeant insuffisant le projet de loi de modernisation de la sécurité civile présenté par le gouvernement. Le mouvement, porté par la quasi-totalité des organisations représentatives, n'affecte toutefois pas la réponse opérationnelle aux urgences, les pompiers grévistes pouvant être réquisitionnés en cas de besoin.

Ces faits relancent la question, régulièrement soulevée par les organisations de sapeurs-pompiers, de la sécurité des équipes lors des interventions à domicile : un contexte où la violence reste statistiquement plus rare que sur la voie publique, mais qui n'épargne pas les secours pour autant.